Des leaders politiques proches du pouvoir accusent l'opposition de faire l'apologie de l'attentat supposé ourdi contre l'avion présidentiel à l’aéroport de Bandar-Salam à Mohéli. Ils ont dénoncé la théorie du complot propagée par certains, dans les réseaux sociaux. Appelant la justice à frapper fort contre les auteurs d'un acte qu'ils qualifient de terroriste.
D'une condamnation à une autre. Les partis proches du régime ne décolèrent pas à propos de l’affaire des clous déversés sur le tarmac, qualifié d’attentat supposé dirigé contre l'avion présidentiel sur l'aéroport de Bandar-Salam à Mohéli. Dans une conférence de presse tenue samedi dernier dans un restaurant de la capitale, ils accusent l'opposition de vouloir justifier, disent-ils, l'injustifiable.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté ceux qui font l'apologie d'un acte terroriste », a déclaré Houmed Msaidié, secrétaire général du parti Radhi. « Je ne suis pas sûr que dans des pays comme la France ou en Afrique du Sud, quelqu'un pourrait oser justifier un tel acte car il serait sévèrement puni par la loi », a-t-il ajouté.
Même son de cloche pour Me Baco secrétaire général du parti Ridja pour qui la réaction de certaines personnes est condamnable tout comme l'acte lui-même. « En 2010 et en 2012, nous (opposition et régime: ndlr), étions ensemble pour condamner la tentative de renversement du gouverneur d'Anjouan. Tout comme la tentative de coup d’État contre le président Ikililou. Pourquoi aujourd'hui, il devrait y avoir une condamnation sélective », a-t-il rappelé.
« Nous sommes heurtés par l'attitude de certains leaders politiques de la place face à cet acte », dira Mihidhoir Sagaf autre cacique du parti Radhi qui reconnaît la vulnérabilité des aéroports comoriens.
« La paix est une des richesses de notre pays, autant la préserver », croit savoir Houmed Msaidié, renvoyant dos à dos les leaders d'opinion qui font l’apologie de l'attentat supposé et les complotistes. « Ce n'est plus une simple affaire comme certains veulent le faire croire, c'est une tentative d'atteinte à la sûreté de l'État », fait-il savoir.
Celui qui devait embarquer dans le même vol que le chef de l'État dit être scandalisé par la théorie du complot propagée dans les réseaux sociaux. Pour lui, ceux qui propagent de tels propos devraient savoir qu'ils ne rendent pas service à l'État comorien, car c'est l'image du pays qui en pâti. « Personne ne sera épargné par les conséquences de cet acte, si nos aéroports sont mis au banc par l'organisation de l'aviation civile. Pas même, ces docteurs en théorie du complot qui ont élu domicile en France et qui auront du mal à venir passer leurs vacances ici », a-t-il martelé.
« Notre pays est membre de l'Oaci. Nos aéroports risqueraient gros avec un tel acte », a indiqué Me Baco, convaincu qu'il y a un début d'action de ce qu'il nomme une atteinte à la sûreté de l'État, ce qui laisse entendre, d'après-lui que les auteurs risquent la peine capitale. Et lui de demander que soit mise en place une commission rogatoire devant enquêter à l’extérieur dans une affaire qui n'en est pas une dans le pays.
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