L’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi doit attendre encore avant de comparaitre en audience ou de bénéficier d’une liberté provisoire. Telle fut la décision de la chambre criminelle de la cour suprême qui a rejeté le pourvoi en cassation pour sa mise en liberté.
La chambre criminelle de la cour suprême a rejeté la demande de mise en liberté de l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Une décision qui ne semble pas être une surprise pour son avocat Me Ahamada Mahamoudou qui avait saisi la Section judiciaire de la Cour suprême pour contester le maintien en détention provisoire de l’ancien raïs. « Notre défense avait adressé un pourvoi en cassation qui portait sur sa détention et la chambre criminelle de la Cour suprême l’a rejeté. C’est la décision rendue », regrette maitre Ahamada Mahamoudou en montrant que « le président de la Cour a dit que le moyen de cassation que nous avons invoqué qui est le dépassement du délai légal de la détention est inopérant car Sambi est poursuivi par la loi sur la transparence des activités financières et économiques publiques ».
Etonné, l’avocat de l’ancien président Sambi rappelle qu’au début des poursuites contre son client, le parquet n’avait pas visé cette loi. « Il faut rappeler que Sambi est poursuivi depuis le 20 août 2018. Il a fallu attendre jusqu’au 11 février 2019 pour que celle-ci soit visée à travers le réquisitoire supplétif et pourtant en droit, ce réquisitoire supplétif est établi s’il apparait des faits nouveaux », explique-t-il. M. Mahamoudou se dit habitué à ce genre de décision dans ce dossier et rappelle que dans cette même affaire, il y a deux poids et deux mesures du fait que « dans l’article 145 alinéa 2, des personnes inculpées dans ce dossier ont bénéficié des privilèges de se faire soigner à l’extérieur et de liberté conditionnelle ».
Pou rappel, l’ancien Président Ahmed Abdallah Sambi est placé en résidence surveillée depuis deux ans dans l’affaire de la citoyenneté économique. Il a comparu une fois devant le juge d’instruction après une audition devant la commission d’enquête parlementaire, et il est toujours en attente d’un procès. De l’avis de nombreux juristes, sa détention dans sa résidence de Voidjou est illégale car ayant dépassé les délais légaux (4 mois, renouvelable une fois). En attendant qu’un procès soit organisé pour statuer sur son sort, l’ancien raïs doit encore attendre avant de comparaitre en audience et cela malgré un état de santé qui est jugé fragile selon ses médecins et sa famille.
A.O Yazid
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