Sous la pluie et devant une foule nombreuse venue le soutenir, Mohamed Ali Soilihi alias Mamadou est rentré libre à son domicile d’Ikoni, après avoir passé plus d’une heure dans le bureau du juge d’instructions. L’ancien Vice-président d’Ikililou Dhoinine était de nouveau auditionné dans le cadre de l’affaire de la citoyenneté économique. Une audition fixée un samedi après midi a laissé cours toutes sortes de spéculations, ses partisans craignant que le juge lui notifie un éventuel mandat de dépôt.
Il était 13h59 samedi dernier lorsque le véhicule de Mohamed Ali Soilihi alias Mamadou arrive au palais de justice de Moroni sous une pluie battante. Costume noir sans cravate, l’ancien vice président et candidat à l’élection présidentielle de mars prochain était convoqué par le juge d’instruction Ali Yamane. Son audition a duré jusqu’à 16h30 dans le cadre de l’affaire de la citoyenneté économique, selon son avocat Me Abdillah Mmadi Saïd.
« Je suis satisfait de la manière dont s’est déroulée l’audience. On nous posait des questions et nous les avons toutes répondues. Mohamed Ali Soilihi comme d’habitude vient pointer et aujourd'hui le tribunal a jugé nécessaire de l’auditionner au fond dans cette phase de l’instruction. Il a répondu. Et la suite je ne sais pas, on attend la justice. En tout cas on est prêt à répondre à toutes les convocations du tribunal chaque fois qu’il aura besoin de nous entendre », a-t-il conclu.
Après son audition, l’ancien candidat malheureux aux élections présidentielles de 2016 est rentré libre chez lui à Ikoni, escorté par une foule nombreuse de proches et militants qui étaient venus lui manifester leur soutien. Très tôt le matin, à Mbéni sa ville natale, un « hitma » (lecture du Coran) a été lu pour implorer la protection divine contre toute personne qui aurait l’intention de léser Mamadou. Après quoi, une forte mobilisation a été observée, de Mbeni jusqu’au Tribunal de Moroni.
A la sortie de l’audition, son avocat annonce qu’il a formulé une requête pour une mise en liberté de son client. « Nous avons demandé la levée de son mandat (qui restreint sa liberté de mouvement, ndlr) et nous attendons la réponse du tribunal ». Interrogé sur la possibilité d’être recalé par la cour suprême sur la base de ce dossier, son avocat répond que certaines affaires relatives à la citoyenneté économique n’ont rien à avoir avec les élections. D’après lui il pourra poursuivre la campagne électorale, son client n’étant ni jugé ni privé de ses droits civiques par une quelconque condamnation pénale.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC