Deux sujets continuent de faire couler beaucoup d’encre à Anjouan : le transfert des compétences de la Cour constitutionnelle à la Cour suprême et le référendum annoncé par le président prévu en fin juillet. Mardi dernier, des centaines d’anjouanais ont manifesté contre le gouvernement. Sur les banderoles, on pouvait lire « pas de référendum sans la Cour constitutionnelle ».
Alignés le long de la chaussée, les manifestants, nombreux, récitaient des versets coraniques. Il a fallu l’intervention du Peloton d’intervention de la gendarmerie nationale (PIGN) pour que la situation dégénère. Plusieurs manifestants ont été passés à tabac et d’autres embarqués dont le frère du gouverneur de l’île, Abdou Salami Abdou.
Après la dispersion de la foule, c’est tout Mutsamudu qui s’est animé. Dans les rues, des scènes de panique. Sur une autre banderole, on pouvait lire « liberté de circulation des citoyens ». Un autre sujet qui inquiète les Comoriens. Après Ahmed El-Barwane et Bacar Dossar, c'est au tour de l’ancien rais, Ahmed A. M. Sambi de se voir interdire de vol, il voulait se rendre à Anjouan. Dimanche, sympathisants et militants de Sambi s’étaient tous réunis à l’aéroport de Ouani pour l’accueillir. Sur place, ils constatent vite que l'aéroport est fermé, et apprennent que le vol de Sambi est annulé.
Il faut dire que les arrestations dans le camp de l’homme au turban sont devenues légion ces temps-ci. Houssam Mouhidine, conseiller à l'éducation du gouverneur, Charkane Ali François alias Zola, conseiller du gouverneur en charge de la culture, jeunesse et sport et Mahamoud Mohamed Elarif, coordinateur régional du Juwa sont placés en mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Koki. Leur sort sera connu après le Ramadan.
A.O Yazid
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC