La Gazette

des Comores

Abrogation de la loi de la citoyenneté économique Msaidié : « l’urgence serait la mise en place d'une commission d'enquête »

  •  
  •   admin
Abrogation de la loi de la citoyenneté économique  Msaidié : « l’urgence serait la mise en place d'une commission d'enquête » © : HZK-LGDC

L'urgence serait la mise en place d'une commission qui fera la lumière sur les zones d'ombres qui entourent loi de la citoyenneté économique, estime l'ancien ministre Houmed Msaidié interpellé à la sortie d'une rencontre qui a réuni des leaders politiques et de la société civile avec certains élus à l'origine d'une proposition de loi portant abrogation de la loi de citoyenneté économique.


Conviés par certains élus notamment le vice-président Dhoulkamal Dhoihir à l'origine d'une proposition de loi abrogeant la loi sur la citoyenneté économique, certains leaders politiques et de la société civile ne s'y opposent pas, mais pensent qu'il fallait dissiper en amont les grisailles qui entourent cette loi controversée avant d'en finir avec. C'est le cas de l'ancien ministre Houmed Msaidié qui estime que l'urgence serait la mise en place d'une commission d'enquête compte tenu des missions dévolues à l'assemblée nationale.

« Certains d'entre nous demandent d'abord dans le cadre des compétences dévolues à l'assemblée qu'elle mette en place une commission d'enquête et qu'elle présente aux comoriens les faits déjà connus pour que demain peut être la justice cherche ce que nous ne pouvons pas accéder par des commissions rogatoires ici est là, parce qu'il faut avoir des liens avec certains États notamment, les Émirats Arabes Unis où beaucoup de ces opérations se sont déroulées », a-t-il indiqué. D'après-lui cette commission devra éclairer les comoriens sur cette loi controversée.

L'ancien ministre de l'intérieur estime qu'il serait politiquement incorrect de parler de l'abrogation « sans justifier le contenu des multiples zones d'ombre qui entourent cette loi, notamment le fait que Bashar Kiwan reconnaît une dette auprès de l'État d'environ 16 millions d'euro ou dollars du fait qu'on dit qu'une partie de cet argent est domicilié dans une banque offshore à Belize et que l'État n'arrive pas à récupérer ».

L'autre aspect qui semble intéresser le leader du parti Radhi serait, dit-il, les 700 passeports qui font l'objet d’une procédure judiciaire auprès du tribunal de Moroni. « On peut effectivement être enclin à dire qu'il faut abroger la loi. Mais pour nous l'urgence sera la mise en place d'une commission d'enquête pour nous dire exactement où on (État comorien) est avec cette loi controversé », a-t-il répété. M. Msaidié reconnaît que la loi a certes procuré de l’argent mais elle a nui à l'image de l'État à l'extérieur, pire le pays n'a rien obtenu avec cette loi. 

Pour rappel dans un entretien qu'il a accordé à des médias de la place, le vice-président de l'assemblée Dhoulkamal Dhoihir a tiré à boulet rouge sur cette loi qui à ses yeux a « écorné l'image » du pays.

 

Maoulida Mbaé           

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)