La Gazette

des Comores

46e anniversaire de l’indépendance : Azali appelle l’opposition au calme

46e anniversaire de l’indépendance : Azali appelle l’opposition au calme © : HZK-LGDC

Lors de son allocution à l’occasion du 46e anniversaire de l’indépendance des Comores le 6 juillet, le chef de l’État Azali Assoumani a appellé au dialogue et à la concertation pour un « pays stable et pour la paix de la nation ». Il appelle l’opposition à mettre un terme à « la violence physique et verbale et aux échanges virulents, qui ont émaillé les milieux politiques de notre pays ».


C’est dans un discours fleuve (une trentaine de minutes) que le chef de l’État Azali Assoumani s’est adressé à la nation mardi 06 juillet, à l’occasion du 46e anniversaire de l’indépendance de l’Union des Comores. Pour ce qui est de la politique le chef de l’État dont la légitimité du mandat est contestée par l’opposition a encore une fois tendu la main à cette dernière. Comme il a l’habitude de le dire, Azali Assoumani a insisté que les ressources les plus précieuses que possède le pays « restent la paix, la sécurité et la stabilité ». Telles sont à ses yeux les conditions sine-qua-non du développement et de la démocratie. 

 

A l’occasion de ce jour la célébration de la fête de l’indépendance, Azali Assoumani espère que « toutes les forces vives de la nation et les acteurs et actrices de la classe politique de notre pays,  aussi bien de la mouvance présidentielle que de l’opposition, malgré la diversité des opinions, œuvreront pour qu’un climat d’apaisement s’instaure dans notre pays, pour son développement économique », déclare-t-il d’emblée à la place de l’indépendance, tout en restant convaincu que c’est dans le dialogue et la concertation « que nous réussirons à transcender nos différences  et à relever les défis auxquels notre pays fait face ».

 

Et comme pour convaincre, il a tenu à rappelle que la Constitution reconnait l’opposition politique. Il appelle donc à mettre un terme à « la violence physique et verbale et aux échanges virulents », qui ont émaillé les milieux politiques du pays ces derniers temps. Une allusion à l’agression de son conseiller en communication, le 16 mai dernier à Paris, par des éléments de l’opposition. « En ma qualité de président de la République, garant des institutions et premier défenseur de l’intérêt national, j’entends, pour ma part, tout mettre en œuvre, avec bienveillance et fermeté, pour garantir la paix, la sécurité et la cohésion nationale », souligne celui qui affirme privilégier le débat constructif. En parlant de bienveillance, le chef de l’État va-t-il gracier des prisonniers politiques comme Abdallah Abdou Hassane alias Agoi, condamné à 4 ans de prison ferme ? Va-t-il, en sa qualité de garant des institutions, faire pression pour l’ouverture des procès de l’ancien président Sambi et du gouverneur déchu d’Anjouan Abdou Salami Abdou ? L’avenir nous le dira…

 

Ce 6 juillet 2021, était l’occasion pour le chef de l’Etat de faire un tour sur la question de la covid-19 qui sévit dans le monde entier avec les conséquences économiques qu’on connait. Selon lui,  la synergie entre le monde politique, les secteurs public et privé et les acteurs de la société civile, constitue le meilleur atout, pour faire la relance économique. « Les pénuries constatées ces derniers temps doivent nous interpeller et nous obliger à agir ensemble afin de parvenir à l’autosuffisance, dans les domaines où il est possible de le faire…Nous gardons le cap et les mêmes objectifs, pour favoriser la croissance et améliorer les conditions et le cadre de vie des populations, en accordant à l’agriculture, à la pêche et à l’environnement, tout l’intérêt nécessaire », conclut celui qui croit dur comme fer que la vaccination est la seule option pour sortir de l’impasse. À titre de rappel, la deuxième phase de vaccination démarre le 14 juillet prochain, soit dans une semaine.

 

Andjouza Abouheir

 


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