Ce jeudi 6 juillet qui marquera le quarante-deuxième anniversaire de l’indépendance des Comores, sera probablement la fête la moins couteuse depuis des années, avec son budget réduit à 50 millions de nos francs. Un devis largement inférieur aux précédents.
Il y a d’abord, et ce à l’occasion de la fête, l’opération nettoyage du littoral de Moroni. Selon le directeur de cabinet du président de la République, des piquets pourraient être plantées aux abords et ce, dit-il, dans un souci d’empêcher que les lieux ne redeviennent à nouveau un dépotoir. « On est en contact avec la direction de l’environnement pour nous trouver un paysagiste qui nous proposera une solution « rapide ». On pourrait planter des piquets pour empêcher le dépôt sauvage des ordures », explique Youssoufa Mohamed Ali, interrogé par La Gazette des Comores / HZK-Presse.
Il ajoutera que la présidence a convoqué la mairie de Moroni pour que celle-ci mette la pression sur les sociétés de collecte des ordures ménagères. « Nous voulons qu’elles soient plus actives », souhaite vivement celui qui se dit conscient que le ramassage ne se fait pas de façon convenable. Soit dit en passant, l’Etat paie à ces sociétés 9 millions de nos francs tous les mois, prélevés sur la redevance administrative unique (RAU), avec les résultats que nous connaissons tous.
Quant au devis de la cérémonie de la fête nationale du 6 juillet, le directeur de cabinet du président de la République nous parle de 50 000 000 Kmf. Un montant susceptible de baisser, toujours selon M. Youssoufa. Comparé aux deux précédents anniversaires, le devis de cette année est largement inférieur. En 2015, dernière année du régime Ikililou, la fête a couté 144 millions contre 86 millions en 2016, première année du quinquennat du régime actuel.
Autre question que nous avons posée au directeur de cabinet la présence ou pas du gouverneur d’Anjouan Abdousalami Abdou à la place Ajao. Selon ses propos à Radio Kaz, et rapportés par nos confrères d’Al-watwan d’hier, le gouverneur d’Anjouan a montré sa réticence de se joindre au gouvernement pour la fête à Moroni. Parlant de cette autorité qui lui aurait demandé de « tout laisser » et se rendre à Moroni, alors qu’il s’ « était déjà préparé pour cette célébration à Ndzouani », Salami assure : « Je lui ai à mon tour demandé si, à travers une telle demande, elle ne demande tout simplement pas ma démission », a-t-il ainsi lâché.
« Il y prendra part. Il est même attendu à Moroni ce mercredi (aujourd’hui, Ndlr) », assure pour sa part le directeur de cabinet du chef de l’Etat. Il précisera au passage qu’après la fête place Ajao, Salami la célébrera également sur l’île d’Anjouan.
A la place de l’indépendance le jour du défilé, il y aura une exposition artisanale. L’après-midi, une « grande réception » à Beit-Salam où le chef de l’Etat adressera « un message fort à la population », dont le déroulement du Ramadan. Il mettrait l’accent sur la politique et l’économie.
Toufé Maecha
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