La Gazette

des Comores

33ème sommet de l'UA / Pour Azali, « pas de prisonnier politique » aux Comores

33ème sommet de l'UA /  Pour Azali, « pas de prisonnier politique » aux Comores © : HZK-LGDC

Devant ses pairs de l'Afriques, le chef de l'État Azali Assoumani a affirmé haut et fort que dans son pays les Comores il n’y « pas de prisonnier politique ». Un discours qui contredit celui tenu par ses adversaires.


« Faire taire les armes crée des conditions propices au développement de l’Afrique ». Tel est le thème choisi par l’Union africaine pour la tenue de son 33ème sommet qui s'est naturellement consacré aux conflits qui ravagent certains pays notamment la Libye, le Sahel ou le Soudan du Sud. Le président de l'Union des Comores qui a pris part à ce rendez-vous annuel salue le choix porté sur ce thème. En effet, pour Azali les armes ont fait, assez de mal, à l’Afrique et aux Africains. 

 

« Si nous voulons que l’Afrique intègre l’ère du développement, il est temps de faire taire les armes », soutient l’ancien chef d’état-major, pour qui les armes se tairont « si nous renonçons à leur usage, et si, au lieu des guerres, nous décidons de contenir nos egos, de considérer la valeur de chaque vie perdue, de nous parler, de nous tendre la main, et de faire la paix ». Très à cheval sur ce sujet, le locataire de Beit Salam poursuit que la paix et la sécurité « constituent les piliers de la stabilité et sont le socle de tout développement. Elles s’installent durablement par le renforcement des institutions ».

 

Après avoir informé l'assistance qu'il a suivi avec beaucoup d’intérêt le rapport sur l’état de la paix et de la sécurité en Afrique, notamment les paragraphes mentionnant la situation politique aux Comores, le chef de l’État élu en 2016 et réélu en 2019 à l’issue d’une réforme constitutionnelle n’a pas caché son regret sur certains passages dudit rapport. « Contrairement à ce qui est inscrit au paragraphe 47 du présent rapport, les processus électoraux dans mon pays n’ont jamais occasionné des pertes en vies humaines », devait-il balayer d’un revers de main, avant de rappeler que la Communauté Internationale a pu, à travers ses missions d’observation, « noter le climat de paix et de sécurité qui a toujours prévalu dans le pays, durant ces scrutins majeurs ».

 

Pour ce qui est du renforcement et la consolidation de la cohésion sociale, Azali annonce qu'il a pris l’engagement, le jour de son investiture, de lancer un dialogue inclusif avec tous les acteurs politiques du pays. « J’ai, dans la foulée, pris des mesures d’apaisement, en accordant une grâce présidentielle à plusieurs prisonniers, y compris de droit commun. Aussi, voudrais-je porter à la connaissance de cette auguste assemblée que dans mon pays, il n’y a pas de prisonniers politiques », conclut le chef de l’État

 

Il faut rappeler que le sommet de l’Union africaine s'est penché également au niveau du Conseil de paix et de sécurité sur le financement des opérations de soutien à la paix, mais aussi le deuxième sujet important qui a fait l’objet d’intenses négociations figure la mise en œuvre de la Zone de Libre-échange continentale (Zlec), lancée en en juillet dernier à Niamey.  Le sommet s’est également consacré à la réforme de l’organisation, pour la rendre plus efficace et moins coûteuse, un sujet soumis à examen et plusieurs fois repoussé. L’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi, jusque-là président en exercice de l’UA, a passé la main au Sud-Africain Cyril Ramaphosa qui présidera l’Union africaine pour cette année 2020. Le nouveau maitre des lieux se donne comme défi de faire libérer les prisonniers politiques du continent.

 

 

Ibnou M. Abdou

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.