C’est le fruit d’une enquête d’une année entière diligentée par le secrétariat d’État chargé de la fonction publique qui n’est qu’au début de la chasse aux sorcières. Tout ce beau monde, qui attend d’être notifié dans les jours qui viennent, disposera d’un délai de recours d’un mois.
300 agents détenteurs de faux diplômes sont radiés de la fonction publique.C’est le patron de la FOP qui l’a annoncé devant les médias hier mercredi15 avril.Soilihi MohamedDjounaid, puisqu’il s’agit de lui, montre que cela fait un an qu’une enquête est diligentée en collaboration avec le ministère de l’éducation nationale. C’est ce travail de longue haleine qui leur ai permis de mettre main sur ces imposteurs, dont l’histoire a retenti jusqu’au conseil des ministres du 4 mars dernier.
Selon le secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique, aucun ministère n’est épargné par ces faux diplômes. Et ce sont laJustice, la FOP ou encore les Finances qui sont en tête du triste podium.« Les premiersrésultats que nous avons obtenus concernent les Bac et BEPC et les diplômes de l’université des Comores.Mais pour l’extérieur, la procédure de vérification est en cours mais nous avons quand même quelques chiffres » a-t-il souligné. A titre d’exemple, sur 45 diplômes de baccalauréats de Majunga, 25 sont faux.
La fonction publique prépare les notifications de licenciements qui seront remises aux concernés à titre individuelle avec bien entendu les détails et raisons de la décision. Après quoi, chaque mis en cause disposera d’un délai de 30 jours pour faire recours si jamais il conteste. « Ce n’est pas une décision facile.Ils ont droit à un recours d’un mois avec la possibilité de prouver leur innocence », avance le patron de la FOP lors de cet entretien avec la presse dans son bureau.
Notons que l’État compte 15.000 fonctionnaires dont la masse salariale est « très élevée à la moyenne ». M.Djounaid reconnait que jusqu’alors lesrecrutements ne se faisaient pas dans la logique des choses. Mais il compter rectifier le tir à partir des prochains recrutementsau nom de l’« égalité de chance » et du « mérite à l’emploi public ». Il devait aussi préciser que les agents dont lesarrivent à terme ne se verront pas reconduire à leurs fonctions. Histoire de prendre un peu de recul et voir les vrais besoins en reculement, lesquels, cette fois, « se feront parvoie de concours ».Que le meilleur gagne !
AndjouzaAbouheir
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