Le secrétaire général du parti Radhi, Houmed Msaïdié a tenu une conférence de presse hier mercredi pour sensibiliser les électeurs à quatre jours du second tour de l’élection des gouverneurs des îles de Ngazidja et Mohéli prévu le 21 avril prochain. Le directeur de campagne de la mouvance présidentielle (AMP) a regretté les sabotages constatés au premier tour du double scrutin avant de rappeler que le président Azali Assoumani s’est déclaré prêt à un dialogue d’apaisement avec ses adversaires politiques.
La direction de campagne de la mouvance présidentielle (AMP) a organisé une conférence de presse hier mercredi pour parler du 2e tour de l’élection des gouverneurs des îles. Devant les médias, le directeur de campagne a convié le peuple comorien à la sérénité dimanche prochain, jour du 2e tour dans les îles de Ngazidja et de Mwali. « En tant que directeur de campagne, je prie pour que les votes prévus le dimanche prochain se déroulent dans le calme. Je continue de mener ma campagne pacifiquement. Que mes adversaires empruntent le même chemin et qu’ils épargnent nos sympathisants des idées destructrices », déclare Houmed Msaidie. Ce dernier a regretté les incidents qui ont émaillé le scrutin le 24 mars dernier. « Lors du premier tour, beaucoup de drames ont été commis dans neuf bureaux de votes. Le matériel électoral a été saccagé, les membres des bureaux blessés. Mais les saboteurs avaient reçu l’ordre des candidats adverses », poursuit-il. Cette fois, il appelle les forces de l’ordre à renforcer les mesures de sécurité et de surveillance pour éviter le pire bien avant qu’il se produise.
Par ailleurs, Houmed Msaïdié reste convaincu que la crise qui prévaut dans le pays depuis la proclamation des résultats provisoires par la CENI jusqu’alors n’est pas aussi grave autant que leurs détracteurs le font croire. Selon lui, il ne faut pas faire d’une mouche un bœuf. « Beaucoup d’internautes dont certains se font passer pour des journalistes, accentuent les situations de façon parabolique à celles des pays d’Afrique », s’indigne-t-il. Ainsi « nos problèmes sont moins graves donc évitons de conduire notre pays dans des situations périlleuses ». Pour désamorcer la crise politique née du scrutin du 24 mars dernier, le secrétaire général du parti Radhi a assuré que le président Azali est prêt à dialoguer avec ses adversaires.
De son côté, Mohamed Issimaila, conseiller du chef de l’Etat et membre du staff de la mouvance présidentielle martèle à son tour qu’on n’est pas obligé d’aimer le président, mais qu’on a le devoir d’aimer son pays. « Notre patrie passe avant toute chose », lance-t-il, avant de démontrer que « lorsque la guerre éclate, personne n’est à l’abri du danger ». L’ancien ministre de l’éducation ajoute que : « On est libre de ne pas voter mais il ne faut pas empêcher l’autre d’accomplir son devoir civique. ». Il est à rappeler que Mme Sitti Farouata Mhoudine candidate de l’AMP s’opposera à Aboudou Soefo le gouvernorat de Ngazidja, alors à Mohéli, Mohamed Said Fazul candidat à sa propre succession croisera le fer avec un candidat de l’UPDC (opposition).
Kamal Gamal
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