La Gazette

des Comores

26 mai 2021 : Le parti Ulezi soulève des « inexactitudes » dans le discours d’Azali

26 mai 2021 : Le parti Ulezi soulève des « inexactitudes » dans le discours d’Azali © : HZK-LGDC

Le parti Ulezi qui revendique un dialogue national accuse le chef de l’État Azali Assoumani d’avoir tenu le 26 mai à Beit-Salam, des « propos inexacts » sur les droits de l’homme, les libertés et l’emploi.


Le 26 mai 2021, le chef de l’État Azali Assoumani a tenu une cérémonie à Beit-Salam pour célébrer les deux ans de son investiture le 26 mai 2019, à l’issue d’une présidentielle anticipée qui ramis le compteur à zéro, pour celui qui a déjà été élu en 2016 pour un mandat de 5 ans. Lors de son allocution, Azali Assoumani a évoqué les questions des droits de l’Homme, de la liberté et de l’emploi, dont il s’est enorgueilli. Le surlendemain 28 mai, le parti d’opposition Ulezi a publié un communiqué dans lequel il met en charpie ce discours présidentiel.

 

« En présence des différentes chancelleries ayant résidence à Moroni, le colonel Azali Assoumani a fait le catalogue de ses actions durant les 5 années qu’il préside l’avenir des Comores, mais réduit à 2 ans. Le président comorien s’enthousiasmait de dire que pendant la période de son pouvoir, il a fait la promotion des Droits de l’Homme, des libertés et du plein emploi des jeunes, etc. Beaucoup de nos compatriotes ont du mal à avaler ces propos inexacts ».

 

Ulezi note dans les actifs du chef de l’État « les licenciements abusifs des milliers de  jeunes de la fonction publique, les arrestations massives des manifestants entre 2017 et 2021, la dissolution par décret de la cour constitutionnelle et la succession de forfaitures tout azimut. De qui se moque-t-on, Monsieur le « président » ? », poursuit le communiqué signé par le secrétaire national Natuk Mouza.

 

Gracier l’ancien-président Djaffar Ahmed Said et « laisser pourrir en prison les autres » est « sérieusement insuffisant pour parler d’apaisement » selon le parti Ulezi qui réclame la libération « sans condition » des autres prisonniers politiques, après quoi cela « peut être considéré comme geste significatif de volonté d’apaisement ». « Vous êtes sans ignorer l’adage qui dit « no justice, no peace. » « Pour faire face au pouvoir qui se dit prêt à dialoguer, le parti Ulezi lance un appel solennel à tous les partis et organisations de la société civile épris de paix, de démocratie et d’État de droit de se rassembler pour mieux préparer cette rencontre inter comorienne décisive », conclut le document.

 

Andjouza Abouheir

 


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