La Gazette

des Comores

2 ans de pouvoir Azali / Le porte-parole de Beit Salam dresse un bilan positif

2 ans de pouvoir Azali / Le porte-parole de Beit Salam dresse un bilan positif © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse au palais présidentiel de Beit-Salam, le porte-parole et conseiller diplomatique chef de l’Etat, a présenté le bilan des deux ans de présidence d’Azali Assoumani. Dans cette rencontre avec les médias, Mohamed Issimaila est revenu sur certains sujets d’actualité. La diplomatie, le quotidien des Comoriens, l’économie et la politique.


Dans un point de presse à Beit Salam, le porte-parole de la présidence de la république a tenu à informer les Comoriens sur les priorités engagées par le gouvernement dans le but de faciliter la vie quotidienne des comoriens. Mais aussi de faire le point sur les chantiers entamés pour l’émergence ainsi que la question de l’île comorienne de Mayotte. Sur le plan économique, le porte-parole a montré les réformes entreprises par le gouvernement afin de stabiliser la vie quotidienne du comorien, notamment le rétablissement de l’électricité, la réduction des prix du pétrole et du riz, la baisse des droits d’inscription à l’université et l’engagement de l’Etat dans la réalisation des infrastructures.

 

Le porte-parole a montré que la réduction sur les prix du pétrole devrait induire la baisse des prix des autres produits et services comme le poisson, le pain, et les transports. «Certaines personnes diront que ce n’est pas si exceptionnel que le courant soit rétabli dans toute la pays ou que le prix du pétrole soit revu à la baisse car c’est une chose évidente. Ils oublieront que ceci n’a été pas fait avant », fait remarquer Mohamed Issimaila. Pour lui, ce n’est que le début d’une politique économique voulue par le président Azali.

 

Pour illustrer ses propos, il cite « l’accélération de la croissance économique passant de 2,2% en 2016 à 2,5% en 2017 », principalement en raison de l'amélioration de l'approvisionnement en électricité et de l'augmentation des transferts d’argent, avec des investissements publics orientés vers la réhabilitation des routes. L'investissement privé a montré un certain dynamisme, notamment avec la mise en œuvre de deux projets d'expansion et de réhabilitation hôtelière. La croissance du PIB réel devrait augmenter légèrement à 3% en moyenne au cours de la période 2018-2020.

 

Sur le plan politique et diplomatique, M. Issimaila a parlé du chantier des réformes institutionnelles entamées dans un « climat démocratique » répondant aux exigences de l’émergence prônée par le président de la République. Mohamed Issimaila a rappelé que le référendum du 30 juillet prochain était la volonté de tous les comoriens. «Il y a deux formes pour réviser la constitution : le congrès ou le référendum. Mais comme le peuple comorien s’est exprimé à travers les Assises nationales de février dernier, le gouvernement a jugé utile de s’en remettre à la volonté populaire. Tout sera fait dans le respect de la volonté des comoriens », a-t-il insisté.

 

« Rien de ce que les opposants disent n’est vrai. L’exemple en est que pour la réussite de la démocratie, Azali met en jeu son propre mandat. Ceci s’explique par le fait que si le ‘’oui’’ l’emporte, il sera candidat dans des élections face à tout comorien visant la présidence », a-t-il insisté. Sur la question Maore, elle est une « priorité parmi tous les dossiers au niveau économique, social, culturel, politique, religieux, ou autres », a-t-il ajouté. M. Issimaila a défendu la position de fermeté du ministère des affaires étrangères. Ce dernier dit saluer cette fermeté car selon lui, cela prouve que « le sens de cette décision est de faire en sorte que l’intégrité et la souveraineté des Comores soient respectées ». Ismaila rappelle que ce n’est pas la première fois que la diplomatie comorienne emprunte cette voie. Les gouvernements précédents ont tenté le même processus, toutefois la décision n’a duré que 48 heures. A l'en croire, le président appellerait toutes la classe politique à mettre de côté les divergences politiques et de s’unir pour défendre la question de Mayotte car « c’est l’origine de tous les problèmes sociaux, économiques et politiques que traverse le pays ». « Nous devrons faire en sorte que la France reconnaisse l’appartenance de cette île à notre pays car il est le seul pays au monde qui ne le reconnait et ce malgré les résolutions des Nations unies ».

 

Il a enfin évoqué le dossier brûlant de la citoyenneté économique. Sujet qui fait couler beaucoup d’encre. Pour les autorités, la finalité de cette affaire suscitée par les parlementaires, et non par aucune autre entité politique, est « d’établir les faits, savoir combien de passeports ont été vendus, combien de millions avons-nous perçu, et comment ont-ils été dépensés ? ».

 

A.O Yazid

 

 


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