Houmed Msaidie a été de nouveau réélu haut la main secrétaire général du parti Radhi à l'issue du 1er congrès organisé à Moroni. Le leader charismatique du Radhi appelle après la clôture des travaux, le chef de l'État à accélérer les réformes recommandées lors des assises nationales.
Houmed Msaidie a été reconduit secrétaire général du parti Radhi par une écrasante majorité des 228 membres qui se réclament ce parti politique né après l'éclatement de la Crc (Convention pour le renouveau des Comores) dont il était longtemps resté secrétaire général. Sur ces 228 membres, M. Msaidie obtient 143 voix, soit 62,76% contre 85 voix (37,3%) pour son challenger Aboudou Soefo. Une consécration mais surtout un pari gagné pour l'ancien premier flic du pays qui semble aimer les défis. Surtout après une période trouble qu'a traversée son parti et la lutte d’influence entre leaders, qui ont failli emporter à jamais cette formation politique parmi les six légalement reconnues par la loi sur les partis politiques.
Houmed Msaidie a tenté dans une conférence de presse qu'il a accordée après la clôture des travaux, de nier toute embrouille avec son challenger, un des membres fondateurs de ce parti. « Aboudou Soefo s'est déjà prononcé hier après les élections, il est allé jusqu'à demander pardon aux congressistes sur ce qu'il a prétendu faire de mal durant le congrès. Une intervention qui été sur le point de m'arracher des larmes. Parce qu'il était là jusqu'au bout. Je n'avais vu ni senti aucune rancœur par rapport au déroulement des élections. Il a même montré que les leaders du partis ont un consensus », a-t-il fait savoir, répondant à une question d'un journaliste qui a signalé l'absence de l'ancien ministre des affaires étrangères.
Le secrétaire général réélu lancera un appel au président de la République à mettre en application les recommandations des assises nationales. « Nous avons, d'une part, quelque chose qui nous engage avec le gouvernement, c'est l'affaire des assises. Nous exigeons que les reformes recommandées soient mises en œuvre le plus rapidement possible. Nous nous sommes déjà prononcés sur cette question », a-t-il déclaré, insistant sur le caractère centriste de sa formation politique qui verra où se situer après le référendum ou un congrès des élus.
« Nous sommes parmi ceux qui refusent qu'il n'y ait pas de reforme parce qu'ils prétendent qu'il pourrait y avoir du séparatisme. Les histoires de séparatisme, c'est fini et ceux qui veulent nous entraîner là, n'ont qu'à prendre leur responsabilité. Parce que l'État et ses alliés ont les moyens pour mettre fin à toute tentative sécessionniste dans notre pays », a-t-il mis en garde. L'autre dossier abordé au cours des travaux est la question de Mayotte. Une question sur laquelle son parti avait, dit-il, consacré un temps important durant les travaux. « Nous allons pousser les choses à aller dans le bon sens », a-t-il indiqué.
Maoulida Mbaé
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