La Gazette

des Comores

« Sambi devrait bénéficier du même traitement de faveur qu’Ikililou »

« Sambi devrait bénéficier du même traitement de faveur qu’Ikililou » © : HZK-LGDC

Dans un entretien accordé aux médias nationaux, l’ancien ministre de la justice, Fahmi Saïd Ibrahim est revenu sur la détention de l’ancien président Sambi. Il déplore le mauvais traitement infligé à l’ancien Rais. Selon lui, Sambi devrait avoir le même traitement de faveur que son successeur Ikiliou Dhoinine.


Silencieux depuis plusieurs mois, l’ancien ministre et ancien candidat à la présidentielle Fahmi Said Ibrahim a fait le tour de plusieurs sujets d’actualité avec la presse notamment sur la question qui défraie la chronique depuis 2018, « l’affaire Sambi ». En détention provisoire dans sa résidence de Voidjou depuis 4 ans, sans jugement, le conférencier parle d’une partialité et d’un traitement judiciaire de deux poids et deux mesures. Selon l’ancien ministre de la justice, Fahmi Said Ibrahim, l’ancien président Sambi devrait bénéficier des mêmes mesures qu’Ikililou Dhoinine, libre de ses mouvements pour qu’on puisse avoir une justice équitable.

« Il faut une égalité de tous les justiciables devant la loi d’autant plus que tous deux  sont concernés sur ce dossier de la citoyenneté économique. Ikililou était le ministre des finances de Sambi à l’époque de l’adoption de la loi en question. Et c’est sous son règne qu’il y a eu le plus de mouvements sur la citoyenneté économique. Alors je pense que Sambi devrait avoir les mêmes faveurs que l’ex président Ikililou », avance-t-il. Et de poursuivre : « Cette détention est un mauvais précèdent, personne ne sera à l’abri. Et ceci vient fragiliser la fonction présidentielle. Le fait qu’un ancien président n’pas eu le traitement qu’il faut, cela démontre que tout président de ce pays peut subir le même sort. Et pourtant il y avait des options pour demander des comptes mais ils ont décidé de faire autrement ». 

Plus loin, l’ancien ministre montre qu’on ne peut pas développer le pays à travers des règlements de comptes ou des revanches. « Il faut à tout prix qu’on puisse promouvoir le pardon. On connait des pays qui ont eu beaucoup de problèmes et au final, il y a eu l’apaisement et la réconciliation nationale. C’est ce qu’on souhaite », dit-il. Interrogé sur la question selon laquelle, il aurait convaincu Sambi de rentrer au pays alors qu’il se trouvait en France avec sa famille, le conférencier avait nié en bloc ces allégations. « J’avais déconseillé à Sambi de revenir au pays » avait-il répondu ce jour là. Et sur son soutien aux élections présidentielles de 2016, il juge son choix « cohérent ».

Andjouza Abouheir

 


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