Une fois de plus dans les îles de la lune, nous sommes entrés dans notre phase d’hibernation par rapport au monde extérieur. Pour les observateurs sous les cocotiers que nous sommes, il arrive un moment où l’on se demande si réellement nous ne vivons pas sur une autre planète pour ne pas dire une autre galaxie.
Car, à observer les comportements de notre microcosme depuis quelques dizaines d’années, on ne peut manquer de remarquer que les processus en relation avec les évènements politiques ont toujours été de la même mouture. Depuis que nous avons lâché les amarres un six juillet 1975, notre « vache » s’est installée dans l’instabilité en perdant son quatrième pied pour employer des images chères au feu président AAA. A cela, s’est ajouté le règne de régimes qui n’avaient rien de démocratique dans le sens européen du terme.
Et notre malheur est devenu encore grand quand le microcosme a confondu les constitutions avec les statuts d’une association communautaire. « Ce n’est pas le coran » tel est l’argument massue que l’on vous sort en dernier ressort. Il y a aussi l’argument de ceux qui disent qu’il n’y a pas de mauvaise constitution mais que cela dépend de la façon dont les hommes l’appliquent. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non, si nous voulions vous donner une réponse de Normand. Les sociologues et autres anthropologues auraient dans ce domaine de la matière à moudre, car dans ce cas de figure, il n’est pas nécessaire de revenir à Rousseau pour affirmer que les habitants des îles de la lune, ont besoin d’un contrat social en bonne et du forme.
En définitive, nous croyons que le vrai débat consisterait à établir un consensus sur ce que nous voulons faire des Comores et des comoriens. Des éternels assistés ? Des êtres qui revendiqueraient plus de dignité et de fierté ? Ou bien des êtres à la recherche d’un bonheur fuyant toujours sous leurs pieds ou dans les eaux, pour être cynique, selon le cas ?
Notre pays ne mérite pas le sort qui est le sien depuis l’indépendance. Ces îles, quoi que l’on dise, ont des grands potentiels, mais nous devons avoir le courage de nous regarder devant une glace et de nous dire que le sort que nous réservons à ces fameuses générations futures, selon le jargon onusien, est loin d’être à la hauteur de leurs espérances.
Selon certains et ils ne sont pas des moindres, pensent que nos rapports ambiguës avec l’ancienne puissance coloniale sont la source de nos problèmes, pour parler un langage politiquement correct. Sur ce point, le microcosme dans sa grande majorité y adhère. Le hic est qu’au sein de ce microcosme, les divergences sont légions face à l’attitude à adopter.
Le drame dans tout ça, est quand on examine quelque peu, le comportement de notre opposition ou de nos oppositions, on ne peut manquer d’être interloqué par l’absence d’une stratégique conséquente pour l’accession au pouvoir. Entre les divisions au sein de la diaspora avec ses ultras et la vieille caste d’opposants issus d’anciens gouvernants, chacun semble vouloir tirer la couverture sur soi.
Mmagaza
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