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des Comores

Une mère, une Princesse Formidable vient de nous quitter

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Une mère, une Princesse Formidable vient de nous quitter © : HZK-LGDC

Si elle pouvait revenir parmi nous encore quelques secondes, quelques minutes, quelques heures, quelques jours, quelques semaines, quelques mois, quelques années ou encore quelques décennies, pourquoi pas, pour rattraper juste une seconde de ces opportunités manquées. Si elle pouvait encore s’assoir ‘’Pvo daramvuvuwo’’ pour veiller sur nos enfants et nous proférer les meilleurs ‘’Duans’’… La volonté de Dieu nous laisse encore une fois triste et orphelins.


Elle repose désormais en paix à la place ‘’CHANGANI’’ (au Panthéon version Koimbani) depuis ce samedi 1er août 2020. Princesse Bibi Mohamed Youssouf Mfaoumé est la Grand-sœur du Sultan actuel de Oichili – Dimani, S.A. Sultan Abdoul Aziz Mohamed Youssouf et petite-sœur du Prince Karani Mohamed Youssouf… Née à Koimbani, Bibi Mohamed Youssouf est la fille aînée de la nouvelle génération de la famille Royale de Ngazidja. Fille de Mohamed Youssouf Mfaoumé et de Thanaye Abdoulghaniye et arrière petite-fille de Mfaoumé wa Madjouani et Msafoumu wa Fefumu, elle fut l’épouse du regretté Cadi Boina Boina décédé en 1984 et principale héritière ‘’wahe le djando la IGNAMHIZI’’, la branche royale de Koimbani - Oichili.

 

Très connue par sa générosité et son grand cœur d’une véritable Princesse, elle a marqué sa génération et celles d’après par son respect et sa facilité à vivre avec les autres. Dans les quartiers, dans les ‘’mikontsi ya mila’’, dans les ‘’beyas’, dans les ‘’Twarikas’’, dans les ‘’hirimus’’… dont elle a eu à conduire depuis très jeune fille, on retient sans ambigüité, l’image de cette forte et imposante dame, malgré sa petite taille. On retient aussi et surtout son Amour pour tous, son charisme de Chef respectueuse de tous, très ouverte et suffisamment Responsable dans le vrai sens du terme…

 

On retiendra aussi son sourire qui n’a jamais laissé apparaitre ses dents. Son humeur de femme comblée même dans les moments les plus difficiles. Elle en a connu certains très douloureux : la découverte du corps sans vie de son époux à la sortie du ‘’Wukoumbi’’ de sa cousine ou encore après la perte brutale de sa fille unique et ses trois enfants dans le tragique accident du Yemenia. Jamais personne ne témoignera d’elle un ‘’chirq’’. Sa tristesse s’exprimait légèrement par des courtes larmes pendant que la bouche proférait le bon message pour calmer les autres.

 

Mère de quatre enfants (Anziza, Anzize, Abderemane et Faiçoil) et plusieurs autres enfants grandis entre ses bras. Les trois étaient là avec les autres frères, les beaux-frères, les Grand-pères, les cousins et les amis… pour accompagner maman à sa dernière demeure désignée à la place ‘’CHANGANI’’ où reposent avant elle les grands noms de cette Ville historique : ses arrières grand-pères Sultan Mdahoma Mfaoumé et Sultan Abdouroihmane Boina Foumou, ses Grand-pères Prince Abdoulghaniye et Sultan Abdoulhamid, et son Oncle Prince Said Miradji Abdouroihmane Wa Mouigni Azir.

 

Trois autres figures religieuses et ‘’Imams’’ remarquables de la ville de Koimbani reposent dignement sur cette place ‘’CHANGANI’’. Il s’agit de Charif wa Said, de Charif Toihir et de Mze Said Mohamed sous les autorisations des Sultans respectifs de leurs époques et en reconnaissance de leur fraternité et de leur amour pour la famille ‘’IGNAMHIZI’’ et la ville de Koimbani en général.

 

Maman Anziza comme la surnomme le commun des mortels, est la deuxième femme formellement identifiée de la famille Royale de Ngazidja à être admise dans cette place emblématique de ‘’CHANGANI’’ après son arrière… Grand-mère Coco Baredja Ndraru.

 

Une grande perte pour l’umanité. Notre famille a perdu une mère. Nos enfants ont perdu leur Grand-mère. ‘’Mgu Ngudjo Wurehemu, ya djayiliye ezema zahaho zike chifayi aghira na mawudu tsihu yakiyama in chaa Allah.

 

Mgunaurehemu ye wulaze pvwadjema.

 

A.M.F

 


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