Dans la plupart des pays du monde, tous les services commerciaux publics et privés appliquent le principe du client-roi. C’est à dire que l’on fait toujours le nécessaire pour que le client soit satisfait du service qu’il est en droit d’attendre. Dans les îles de la lune, on est loin de tout ça. Au contraire, c’est le client qui doit se plier aux desiderata des prestataires de service dans tous les cas de figure.
Combien de fois, dans les administrations publiques, vous devez courber l’échine pour qu’on daigne s’occuper de vous ? Si par malheur, vous n’avez pas une connaissance dans le service, ou dans une entreprise quelconque, il vous faut prendre votre mal en patience et avoir le cœur solide car devant vos yeux ahuris, vous assisterez de visu à des passe-droits sans la moindre gêne. En effet, au moment où vous êtes entrain d’attendre votre tour dans une administration, vous verrez des gens entrer et sortir comme dans un moulin.
Ne parlons plus des entreprises publiques où l’absence de réelle concurrence place les employés en haut d’un piédestal. En effet c’est dans l’Administration publique où le citoyen lambda connait le plus de misère dans la mesure où les horaires sont loin d’être respectés malgré les notes de service menaçant les retardataires. Le citoyen ne pouvant pas connaitre, la plupart du temps, l’heure où il pourra passer récupérer un papier signé.
On parle souvent de reforme des entreprises publiques et de la fonction publique. Il faudrait d’abord commencer par définir cette notion de ‘’public’’. Les clients que nous sommes, sont avant tout des citoyens. Et ces citoyens ont le droit d’être traité avec égard par ceux et celles qui sont sensés être à leur service.
Un autre aspect qui démontre le manque de respect pour les clients, c’est l’absence de toilettes dans presque toutes ces entreprises. Que ce soit dans les banques ou tous les endroits qui sont en relation avec un public qui est obligé d’attendre avant d’être servi.
Mais quand on perçoit la réalité, on ne manque pas d’émettre des sérieux doutes sur la volonté du microcosme politique de changer cet état de fait. Le client sera traité comme ‘’un roi’’ le jour où les poules auront des dents, ricane sous cape le citoyen de base.
Et pourtant, il y a un cas où c’est le client lui-même qui sème la zizanie c’est quand il s’agit d’acheter du pain. C’est ce qui a fait à un expatrié, que le seul moment où l’on se place les uns derrière les autres, c’est au moment d’exécuter nos danses traditionnelles.
Il n’empêche pour que le client soit de temps à autre un client-roi, la Fédération Comorienne des consommateurs devrait sortir de sa torpeur actuelle et prendre du poil de la bête pour s’attaquer à ce fléau qui ne dit pas son nom.
Mmagaza
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