La Gazette

des Comores

On peut toujours continuer de rêver ! Mais, on aurait aimé !

On peut toujours continuer de rêver ! Mais, on aurait aimé ! © : HZK-LGDC

Alors que nous nous dirigeons à grandes enjambées dans la campagne électorale, on ne peut manquer de s’interroger sur ce que tout cela va nous apporter de nouveau sous les cocotiers. Quand on examine la situation sans état d’âme, on peut raisonnablement connaitre ce que nous réserve l’avenir immédiat. Loin de nous l’idée de remettre en cause les capacités des uns et des autres mais c’est le contexte lui-même qui ne semble pas correspondre à la problématique du moment.


Il est à craindre par exemple que nous passerons notre temps à discuter de sujets futiles sans réel impact par exemple sur le chômage des jeunes ou le niveau de l’enseignement qui connait une chute inquiétante. Il est devenu évident pour toute la classe politique que notre fonction publique ne répond plus à la nature des problèmes dont nous avons à faire face. Cependant, on continue de gloser sans fin sur des cadres organiques que personne ne souhaite mettre en place de peur d’apparaitre comme l’empêcheur de danser en rond.

 

Dans les îles de la lune, nous avons une conception bien à nous de considérer la marche du monde. Par exemple, l’idée ne nous vient jamais, de nous asseoir et de faire de temps à autre un petit bilan de nos dépenses journalières, mensuelles, trimestrielles, semestrielles ou annuelles. La preuve même le vote des budgets se fait toujours après le commencement de l’année fiscale. Et pour cause, le crédit n’existe pas, tout se paie au comptant. Chez nous, Monsieur crédit est mort il ya longtemps, comme nous le rappelle quelquefois des petites pancartes sur les portes d’entrée dans les boutique de nos quartiers.

 

Tout le monde se lamente du prix des produits alimentaires, tout le monde grogne sur les tripatouillages dans les grandes entreprises, tout le monde se plaint des multiples assemblées sans pouvoirs précis, de commissions anti-corruption sans corrompus, des élections sans cartes d’électeurs et tutti quanti etc. Mais dans cette cacophonie ambiante, il vous est difficile de trouver des gens pour dire à nos responsables de prendre la mesure des coûts que cela entrainent pour les contribuables que nous sommes. On aurait aimé voir la constitution d’une commission parlementaire pour faire le bilan de l’année budgétaire, on aurait aimé voir un député sortant nous dresser une liste des mesures qu’il a préconisées lors des sessions du parlement, on aurait aimé que…. etc...

 

Le microcosme politique sous les cocotiers qui est constitué dans sa grande majorité de personnalités de grande valeur n’a jamais pu ou voulu donner une chance aux questions de développement. En effet, cela demande d’inventer des nouvelles formes de solidarité entre nous-mêmes et éviter que nos superstructures ne soient l’arbre qui cache la forêt de notre impuissance à offrir à nos concitoyens la vie dont ils rêvent. On est dans les îles de la lune, n’est-ce pas ?

 

Mmagaza

 


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