Notre pays est membre des principales organisations qui dirigent ce monde. Et malheureusement, la population n’est jamais concertée lors de ces négociations qui se font à l’étranger. NDE MIKATABA. Dans ce flou d’incertitudes mondialisé savamment entretenu par les grandes puissances, nous autres petits pays avons du mal à faire entendre notre voix.
Afin de mieux nous permettre de saisir les enjeux de l’appartenance des Comores dans ces instances, il est nécessaire de rappeler les dates de leur création :
ONU, 24 OCTOBRE 1945 à SAN FRANCISCO (CALIFORNIE USA)
OUA, 25 MAI 1963 à ADDIS-ABEBA (ETHIOPIE) devenue UA le 9 JUILLET 2002 à DURBAN en AFRIQUE DU SUD
OIF, 20 MARS 1970 à NIAMEY (NIGER) et pour les besoins de cet espace accordé de libre opinion, je rajoute le COMMONWEALTH, créé en 1917 pendant la Première Guerre Mondiale. A l’époque il regroupait autour du Royaume-Uni, l’Afrique du Sud, l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et Terre-Neuve. Tous ces pays fournissaient des soldats aux armées britanniques qui combattaient en France ou au Proche-Orient contre l’empire allemand et son allié l’empire ottoman tout comme la France avec ses anciennes colonies.
Depuis que notre pays a accédé à l’indépendance d’une façon unilatérale et admis à l’ONU le 12 novembre 1975, l’ancienne puissance colonisatrice a pris cela comme un acte de défiance extrême. S’ensuivent alors les manœuvres de déstabilisation et humiliations que tout comorien est au faite jusqu’à mettre en cause l’intégrité territoriale des Comores en lui amputant la quatrième île.
Le 2 et 3 septembre dernier s’est tenue à Bakou la capitale azerbaidjanaise une conférence sur le thème « l’OCCUPATION ILLEGALE DE L’ILE COMORIENNE DE MAYOTTE PAR LA France ». Les conséquences de la participation d’ONGs comoriennes ne se sont pas fait attendre, d’où la nomination d’un Secrétaire d’état à la Francophone et aux Partenariats Internationaux. La France aurait-elle jugé qu’on lui a fait des pieds de nez encore une fois ?
Lors d’une discussion avec un ami, nous avons évoqué les raisons de la nomination du premier mahorais au sein d’un gouvernement français. A son avis cette nomination d’un mahorais au sein du gouvernement français soulève un aspect qui relève de la politique politicienne de la France. Il soutenait que le président français dans son ego démesuré a voulu montrer aux mahorais que si Marine Le Pen leur a offert une députée, lui leur offre un secrétaire d’état pour la première fois de l’histoire du soi-disant « 101 département » brisant ainsi le plafond de verre.
En tout état de cause la non-participation du Président Azali au 19e Sommet de l’OIF a suscité des remous et des questionnements.
Les Comores ont adhéré à l’OIF en 1977 en plein régime révolutionnaire d’Ali Soilihi. Quel paradoxe J’ai envie de dire ! Notre pays était en pleine rupture avec la France. Aux cours de ce sommet, les attaques à l’encontre de l’Organisation Internationale de la Francophonie se sont multipliées dans les réseaux sociaux accusant l’instance de prolongement de la France-Afrique. En somme, quelle comparaison pourrait-on faire en l’OIF et le COMMONWEALTH ? A mon avis tout réside dans les intitulés de ces deux organisations. COMMONWEALTH veut dire littéralement RICHESSE COMMUNE, alors que dans l’organisation francophone, l’accent est plus porté sur la langue française, qui reconnaissons-le est en perdition. Le Rwanda, pays originaire de l’actuelle Secrétaire Générale de l’OIF a instauré la langue anglaise comme langue officielle et d’apprentissage. Encore un autre paradoxe !
Mme Hissane GUY
Citoyenne comorienne
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC