Le mois de novembre 1972, un jeune éclairé natif de l’île de ZANZIBAR, originaire de la ville de N’TSOUDJINI, connu sous le nom d’ALI ABDALLAH NGAZI, membre influent du bureau politique du parti Indépendantiste PASOCO (parti socialiste Comorien), est mort à l’âge de 26 ans d’une manière douteuse….
ALI ABDALLAH NGAZI, parlait plusieurs langues il avait noué de « très bonnes relations avec le haut commissaire de la République Française aux Comores », le premier responsable du pouvoir colonial aux Comores. Les services de renseignement Français de l’époque avaient suivi de près les nombreux déplacements de ce jeune Marxiste-Leniste avant l’âge, lors d’un repas bien arrosé offert au Palais de Mrodjou par le haut commissaire, Ali Abdallah est sorti malade et quelques jours après il a rendu l’âme.
En novembre 1973, HUMBLOT BRUNO, natif de la ville de MITSAMIOULI, instituteur à l’école primaire de N’TSOUDJINI à l’époque, membre actif du parti PASOCO, lui aussi sera décédé « accidentellement au volant de sa moto, survenu dans le village de DOMOIMBOINI ; après avoir passé sa journée avec des amis à l’hôtel Maloudja ; lors de son retour à Moroni, il a été suivi pisté et localisé par deux militaire Français jusqu’au village de DOMOIMBOINI, « l’accident s’est déroulé ».
Novembre 1989, c’était le 26 au soir, assassinat du président : Ahmed ABDALLAH ABDEREMANE (Paix à son âme).
Le mercenaire Français, BOB DENARD est accusé par la population et l’Etat Comorien. Une plainte a été déposée au Palais de justice de Paris. La suite, nous savons tous que DENARD et ses Amis mercenaires, ont été relaxés, acquittés par la justice Française pour « manque de preuves…, pas assez de charges .... »
Le 6 novembre 1998, décès tragique du président Mohamed TAKI ABDOUMKARIM. Il revenait d’un long voyage à l’étranger. Quelques temps après, son arrivée, au Palais de Beit SALAM, il est décédé parait-il « d’une crise cardiaque ».
Le 29 novembre 2018, à l’occasion du 15ème anniversaire de la création de l’Université des Comores (UDC), l’invité d’honneur c’est AZALI Assoumani. Lors de son allocution, il a fait une chute à la suite d’un malaise lié à une forte chaleur. Prions pour que le bon Dieu lui accorde une parfaite guérison.
Pour certains chefs d’Etat étrangers, le mois de novembre a été aussi, fatal : J.F.Kennedy a été assassiné en novembre 1963 par un certain Lee Harvey oswald. A la suite de cet assassinat, une commission Nationale d’enquête a été désignée pour rechercher la vérité.
Le 4 novembre 1995, le premier Ministre Israélien ITZHAK Rabin tombait sous les balles d’un jeune exalté juif. Ce dernier était-il l’instrument d’un complot ? Cet assassin s’appelait Yigal Amir. A mon avis, l’un comme l’autre, ces deux assassins auront été les instruments de forces obscures, mais conscientes de ce qu’ils sont et de ce qu’elles veulent.
Le 9 novembre 1989 : ce jour-là tombe cette fois pas uniquement un homme, mais tout un système. Le mur de Berlin est tombé : concrètement, c’était un simple verrou, peu de chose Mais le symbole était énorme Avec « le mur », un mythe s’est effondré, un tabou s’est brisé On ne sait pas très bien pourquoi cela s’est passé ce jour du mois de novembre, pourquoi pas en décembre ni comment cela s’est produit.
Qui avait prévu que ce mois de novembre 2018, le mouvement des gilets jaunes en France, allait prendre l’ampleur que nous connaissons tous aujourd’hui ? Pourquoi n’a-t-on pu l’empêcher ni même le circonscrire ? C’est une question dont j’ignore la réponse, mais disons tout simplement qu’il s’agit d’un accident de l’Histoire.
Maintenant parlons du contraire de la fatalité : la chance, la BARAKA - COMME celle de BARACK OBAMA Ex Président des USA !
Comment un homme aussi simple que BARACK Housseine OBAMA dont son père avant de bénéficier une bourse d’études supérieures pour les USA, était d’abord un étudiant modeste qui élevait des chèvres dans son village natal au KENYA, a-t-il pu parvenir au pouvoir, l’exercer et faire deux mandats à la tête de la 1ère puissance mondiale, les USA? Je ne prétends pas résoudre le mystère, mais je me demande : Faut-il être un homme fort, cultivé, travailleur, diplômé, riche pour diriger un Etat ?
Les intellectuels et les journalistes le croient ; en tout cas ; ils tentent de nous le faire croire. Mais est-ce vrai ? Ne connaissons nous pas dans notre pays ou à l’étranger, des cas similaires d’hommes simples mais rusés ?
Deuxièmement : lorsque l’on est au pouvoir, a-t-on intérêt à faire de l’activisme ? Doit-on s’épuiser à la tâche pour tenter d’agir sur les événements et changer les textes constitutionnels en vue de jouer les prolongations des mandats présidentiels ? Ou bien gagne-t- on en respectant les textes institutionnels en confiant le pouvoir à ses collaborateurs et laisser les événements suivre leurs cours, n’est-ce pas, bien souvent, le secret du succès en matière de gestion de l’ETAT ?
Si vous n’êtes pas encore convaincus, peut- être le serez-vous par l’anecdote que voici : « lequel de vos généraux confierez-vous le commandement de vos armées si du sort de la bataille dépendait celui de votre empire ? » Demande-t-on un jour à Napoléon. On attendait un nom. La réponse de Napoléon fut un adjectif :
Je confierai le commandement de mes armées à mon général le plus chanceux. Ainsi, ne nous affolons pas trop : citons Nietzsche Friedrich « plus la nuit fait noire, plus l’aube s’approche… » Nietzsche, Gai savoir, éd Gallimard Paris mai 1985.
Professeur Djaffar MMADI, Universitaire
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