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Les Comores à la tête de l’UA : qu’en pensez-vous ?

Les Comores à la tête de l’UA : qu’en pensez-vous ? © : HZK-LGDC

Depuis Février 2023, les Comores sont à la tête de l’Union africaine. Qu’est-ce ça signifie et surtout, qu’est-ce que ça nous apporte ? Réactions et réflexions de citoyens.


Azali Assoumani est devenu le 18 février, le 21e président de l’Union africaine (UA). Il succède pour un an à Macky Sall, président sénégalais. « C’est une occasion pour un Etat insulaire qui ne pèse pas sur l’échiquier africain de montrer aux autres pays qu’il peut faire mieux sur le plan diplomatique par rapport aux défis auxquels le continent est confronté », explique Hassan Mohamed, la cinquantaine. Les Comores à la tête de l’UA, c’est avant tout l’opportunité pour notre pays de renforcer son leadership régional. Cela doit permettre de promouvoir les intérêts du pays. « Je m’attends surtout à ce qu’il réactive le dossier sur la question de Mayotte mais connaissant les tenants et les aboutissants de son élection à l’Union africaine, il n’osera pas trop avancer ce dossier », regrette cet agent de l’Education nationale. Pour rappel, Paris a facilité l’accession du pays à la tête de l’UA en « incitant le Kenya à retirer sa candidature » (extrait Le Monde Afrique).

De cette nomination, Mehdi, jeune entrepreneur, avoue quant à lui ne pas en saisir les intérêts. « Très honnêtement, je ne saisis pas réellement les enjeux, à part une forte présence des Comores dans les différentes manifestations de grande envergure. Nous avons certes une visibilité, mais est-elle positive pour nous ? Qu’est-ce qu’on gagne ? », s’est interrogé ce trentenaire qui regrette qu’aucune initiative concrète visant à améliorer les conditions de vie des Comoriens ou à accroître l’économie du pays n’ait été engagée. « Cette nomination devrait être normalement une occasion de profiter des grandes relations pour sceller des partenariats tangibles avec d’autres nations afin que les Comores deviennent ne serait-ce qu’un carrefour touristique par exemple », s’est-il plaint. « Qu’en est-il de l’éducation ? Je n’ai pas vu d’évolution, pas de nouvel octroi de bourses ou autres vers d’autres pays africains. Tous ces fameux échanges fructueux avec d’autres dirigeants d’autres pays mènent à quels résultats pour nous ? Pour l’instant, j’ai l’impression que rien n’est réellement transparent… ».

L’Union africaine, dont l’objectif est d’atteindre une plus grande unité et solidarité entre pays africains, a fêté cette année ses soixante ans. Elle compte 55 pays (soit tous les pays du continent excepté le Somaliland qui n’est reconnu par aucun Etat). L’UA encourage entre autres, la coopération internationale ou encore « la paix, la sécurité et la stabilité » sur le continent. Azali Assoumani, à mi-mandat, a récemment multiplié les rendez-vous afin d’appuyer la demande d’adhésion de l’UA au G-20, ce forum international regroupant 19 pays et l’Union européenne et dont le but est de promouvoir la coopération économique et financière entre ses membres.

Rédaction


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