Il est reconnu par les spécialistes des sciences humaines que chaque communauté est porteuse d’exigences spécifiques qui dépendent de leurs systèmes sociaux et de leurs représentations culturelles. Aussi, on peut s’interroger à l’infini sur ce thème, concernant les îles de la lune. On peut se demander si ces exigences spécifiques reflètent quelque chose de concret dans la mesure où nous semblons être portés par les aléas de la vie que par une volonté affichée d’essayer de maîtriser une part de notre destinée.
Dans certains cénacles internationaux nous clamons haut et fort notre volonté de nous assumer mais par la pratique nous nous embourbons dans les eaux marécageuses d’une pensée qui n’arrive pas à mûrir. Tout cela, doit nous amener à revoir la problématique qui est la nôtre, à savoir la paupérisation grandissante dans le pays avec des formes de gouvernance qui semblent constituer des entraves et lesquelles, personne n’ose ou ne souhaite s’en débarrasser. Bien sûr, vu sous cet angle c’est plus facile à dire quand on ne connaît pas les pesanteurs des îles de la lune.
C’est ainsi qu’entre des acteurs de plus en plus nombreux, aux intérêts différents, voire antagoniques, amènent ceux qui sont au pouvoir à ne pas savoir quelle manette il faut tirer. Tout ceci, soulève encore d’autres questions et dans la majorité des cas les uns et les autres se mettent à tergiverser et l’opinion croit y déceler, à juste titre, un immobilisme.
Nous savons que beaucoup de mesures de l’actions publique se concentrent sur le management de la fonction publique et des sociétés d’état et parapubliques. L’État se réduit dans la plupart des cas, à des messieurs et des dames, qui gravitent dans les cercles concentriques du pouvoir et qui essaient de jouer les entremetteurs. L’absence de vision à moyen et long terme, pousse ainsi les responsables politiques à des alliances contre nature, croyant, à tort, qu’ils tracent de sillons pour le développement.
A l’heure où la pandémie de la Covid-19 joue au Yoyo, on rappellera qu’une personnalité aussi avisé que Paul Emile Victor a écrit concernant cette capacité de l’homme à l’oubli que : « Ce qui m'inquiète, c'est la pensée que l'homme est capable de s'habituer aux pires conditions de vie. Il pourra trouver parfaitement normal d'ici un siècle, de vivre prostré dans quelques bunkers, avec des masques, de l'air artificiel .Il ne saura même plus alors que l'on vivait autrement. Que restera t il alors de l'homme ? »
En effet, quand on voit nos compatriotes se comportaient avec nonchalance face à cette pandémie on peut se demander raisonnablement si nous avons une vision claire de là où nous voulons aller. Le microcosme politique dans toutes ses composantes fidèle à son nombrilisme légendaire se met à bâtir à chaque chant du coq des institutions loin, se croyant loin de la fureur du monde dans lequel nous vivons.
Mmagaza
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