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La décentralisation aux Comores vue par une franco-comorienne

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La décentralisation aux Comores vue par une franco-comorienne © : HZK-LGDC

L'année 2020 pour moi, est effectivement une année d'élections municipales pour mes 2 pays. Si en France, nous aurons deux tours, les 15 et 22 mars, aux Comores, les élections auront un seul tour, le 23 février prochain. Je suis attentivement ce qui se passe dans ma Ville, Auxerre, où je suis impliquée depuis 20 ans dans l'engagement associatif. Mais, je ne néglige pas ce qui se passe aux Comores, où je découvre pour la 1ère fois, l'organisation d'élections municipales au niveau du territoire national.


Ancienne Secrétaire de Mairie en milieu rural en France, j'ai quitté les Comores, en 1992, où on ne parlait pas encore de Mairie. Après des enquêtes aux Comores, auprès des élus qui ont administré ce qu'on appelait les "Mairies Pilotes", j'ai du mal à comprendre le fonctionnement d'une "Commune" avec 5 villages par exemple, ou plus. Est-ce qu’au lieu de "Commune", on n'est pas arrivé directement à "Communauté de Communes", donc à une "intercommunalité ?

 

Et comme j'avais du mal à saisir tout cela, je me suis procuré "Le Guide Pratique de la Décentralisation en Union des Comores". Je suis persuadée que le service chargé de la Décentralisation aux Comores, a diffusé ce document afin d'expliquer les nouveautés, en Union des Comores, à partir du 24 février 2020. Je ne m'attarde pas sur ce qu'est un Maire, un Conseil Municipal, le Fonctionnement d'une Mairie, etc. Je suppose, que la population appelée aux urnes, sait pour qui et pourquoi, elle va voter...

 

Ce guide devrait être mis à jour, au niveau des institutions de l'Union des Comores. Ensuite, sur l'organisation de la commune, le budget communal, exécution du budget et contrôle du budget communal, je m'y retrouve sans difficultés, heureusement. En revanche, j'espère que la population a été sensibilisée sur l'établissement d'impôts locaux (taxes sur les fonciers bâtis, taxes sur les fonciers non bâtis, taxes d'habitation et taxes professionnelles).

 

Quant à moi, en tant que militante associative, je pense que si les activités associatives et sportives deviennent imposables comme je l'ai lu ("recettes et contributions diverses" p.48), ce sera la fin des associations qui n'ont jamais compté sur des subventions pour exister ! Bon courage aux Services Fiscaux en Union des Comores et bonne chance aux futur.e.s élu.e.s des Comores et de France.

 

Oissila Abdullah-Bosvy, ancienne secrétaire de mairie en milieu rural en France

 


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