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des Comores

Habari za udunga/ Entre géostratégie et politique sous les cocotiers

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Habari za udunga/ Entre géostratégie et politique sous les cocotiers © : HZK-LGDC

Les iles de la lune ne savent plus à quel saint (cheikh) se vouer dans cette histoire d’assises et de rapports avec l’ancienne puissance coloniale. Entre les partisans et les opposants, le petit peuple commence à s’emmêler les pédales dans les explications des uns et des autres.


Nous l’écrivons souvent, les iles de la lune même si elles se prennent de temps en temps comme étant le centre du monde, ont été à la remorque d’intérêts qui les dépassent. L’ancienne puissance tutrice comme aimait à l’appeler le Mongozi, a toujours su manœuvrer pour mettre ses pions là où il faut.

Il faut le reconnaitre, nous avons été toujours avares d’initiatives hardies. N’oublions pas que et cette histoire de pétrole et notre positionnement géographique font qu’elle doit avoir les cartes en mains pour éviter de se trouver en portes à faux avec les grands voisins de la région. En effet, nous sommes considérés, à tort ou à raison, comme étant le maillon faible dans la zone. Aussi nos choix doivent nous amener à adopter une capacité à plier sans casser, à l’image du roseau de la Fontaine.

A l’heure qu’il est, il semble que les stratèges gaulois, ne semblent pas avoir en main toutes les garanties de tenir pleinement compte de leurs intérêts, de part et d’autres de notre classe politique.

La commission mixte France-Comores, selon des analystes sous les cocotiers, ne semble pas être un vrai cadeau de fin d’année. L’appui au secteur productif et autres phrases de circonstance ne sont pas loin de ce qui a été toujours fait par nos cousins gaulois avec les résultats que nous connaissons.

Pour en revenir à la géostratégie, il faut comprendre que nos iles sont au centre d’enjeux qui les dépassent dans la mesure où le monde actuel est constitué de blocs dont on a le plus grand mal à définir les contours. Il n’y a pas si longtemps l’Arabie saoudite nous ignorait superbement. Ce n’est plus le cas maintenant. Quels enseignements devons-nous tirer de cela, connaissant les soubresauts qui agitent la péninsule arabique ?

Notre microcosme sous les cocotiers et notre classe dirigeante ne devront pas oublier ces paroles de Jean-Jacques Rousseau qui a écrit dans son livre « Le Contrat social » ceci : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, à moins qu’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir ». Et malheureusement c’est ce qui se passe tout le temps.

 

Mmagaza

 


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