La Gazette

des Comores

Habari za udunga « La guerre de la salive », un concept stratégique

Habari za udunga  « La guerre de la salive », un concept stratégique © : HZK-LGDC

A chaque fois que dans les iles de la lune où nous nous trouvons face à une situation alambiquée, pour ne pas dire confuse, nous ne manquons pas de nous rappeler les paroles d’un vieux de notre quartier, qui aimait dire que chez nous, nous marchons « tête en bas ». En effet, nous avons la fâcheuse tendance à essayer d’aller chercher des explications lointaines à des problèmes auxquels nous devons faire face dans l’immédiat. Il est bien vrai, qu’il est difficile de se retrouver quand on a la tête en bas. Dans cette position, toute raisonnement ne peut être que biaisé, cela va de soi.


Deux problèmes sont là pour illustrer notre propos. Il s’agit de nos relations avec l’ancienne puissance coloniale et de notre tendance à nous croire au centre du monde. Ces deux thèmes  illustrent notre façon de nous comporter face aux réalités. Loin de chercher des solutions de bon sens, nous nous retrouvons souvent en train de passer notre temps loin des buts que nous voulons atteindre.

Il  nous faut avoir l’intelligence d’essayer de résoudre nos conflits, dans le cadre  que nos amis chinois ont défini comme la « coexistence pacifique ». En effet, le dialogue ne veut pas dire une absence de conflits ou d’intérêts. C’est une manière, nous le croyons, d’éviter des lendemains qui déchantent. Et pour ce faire, nous pensons que « La guerre de la salive » chère au  feu le président Ahmed Abdallah, aurait dû rester un concept clé de notre politique envers la puissance coloniale. L’avoir mis de côté, nous a enlevé l’opportunité de mettre au premier plan la question de Maoré. Aujourd’hui plus qu’hier, la guerre de la salive doit reprendre de plus belle. La colonisation est loin d’être une vue de l’esprit.

Tous les analystes sous les cocotiers sont convaincus que toute la stratégie de la puissance coloniale, c’est d’imposer la loi du silence autour de  cette question. Il suffit de jeter un regard sur toutes les propositions suggérées par la diplomatie gauloise pour se rendre compte que le point principal des propositions qu’elle soumet a toujours trait au retrait de toute demande de condamnation de ce pays dans les instances internationales. C’est ainsi que « La guerre de la salive » avait été une réponse opportune face à la loi du plus fort. Un concept stratégique, qui mérite d’être intégré dans un monde gouverné, entre autres, par le multimédias.

Concernant notre nombrilisme à nous croire au centre du monde, le conflit dit des compétences s’est révélé au fil du temps comme un conflit d’intérêts entre groupes rivaux qu’autre chose. Aujourd’hui, on voit mal, ce qui différencie le comportement d’un dirigeant de l’Union de celui d’une entité insulaire. Ils viennent tous les deux du même moule. Alors, de grâce, qu’on nous épargne les discours creux d’un combat insulaire dont personne ne croit, sauf bien sûr les gens de mauvaise foi.

 

 


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