Dans un de nos articles paru il y a bien longtemps, nous parlions de notre propension à nous considérer comme étant le centre du monde. Aujourd’hui avec la crise financière qui touche la plupart des pays riches et où personne ne sait par quel bout tenir, le microcosme sous les cocotiers s’adonne, une fois de plus, à son jeu favori : la politique politicienne. Tout cela serait risible, si cela ne tenait pas à notre vécu quotidien.
Aujourd’hui, vous ne trouverez aucun politicien des multiples opposants pour vous dire qu’il a lu une page des documents issus de la conférence de Paris. Tous se focalisent sur des arrangements institutionnels dont nous détenons le terrible secret pour leur permettre d’accéder au pouvoir.
Quand on boycotte des élections sous le prétexte que le régime va s’accaparer des résultats, on se demande pourquoi avoir des partis politiques. Refuser de participer à des élections c’est avoir une piètre idée de la démocratie. Et la situation actuelle qui prévaut dans les pays « démocratiques » nous montre les limites. Quel type de société voulons-nous bâtir ? C’est un débat entre les conservateurs et les réformateurs qui se posent aujourd’hui.
Les îles de la lune ne peuvent pas tous les jours se réfugier derrière leur petit doigt pour refuser de prendre à bras le corps les vraies questions de notre sous-développement. Et l’une d’elles est de croire que dans un monde globalisé nous pouvons nous suffire à nous-même ! C’est cette logique qui est en nous, qui nous a toujours enfoncée dans les méandres d’une voie de garage et qui fait à chaque fois être obligé de faire marche arrière. Les coups d’état et autres changements de constitutions ne sont pas les fruits du hasard. Nulle part le développement ne s’est construit derrière des murs.
Dans les faits, nous avons toujours nagé dans le double langage. D’où des atermoiements de toute la classe politique des îles de la lune pour l’accession aux plus hautes sphères de l’Etat. Plus largement, cela devrait nous obliger à repenser la mission qui devrait être dévolue à ces grands leaders sous les cocotiers. La dimension éthique est le plus souvent en arrière-plan d’où l’absence de recul dès que l’on s’approche du Pouvoir. C’est ainsi que dans le jeu complexe des débats au sein des multiples courants qui gangrènent le petit monde de la politique, on arrive à oublier le plus souvent l’essentiel, à savoir le bien-être du citoyen, dont on voudrait être le serviteur.
Il va de soi que la capacité politique de notre pays a faibli face à un monde de plus en plus globalisé. Et pourtant, il se trouve toujours des hommes politiques pour essayer de nous faire croire que notre salut ne peut venir que de nos divisions. La situation que nous avons décrite plus haut, des pays riches en plein désarroi face à la crise financière, devrait amener nos politiciens à plus de mesure.
Mmagaza
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