« La société est bien gouvernée quand les citoyens obéissent aux magistrats et les magistrats aux lois. » Solon, Législateur et poète athénien.
A l'heure de la mondialisation, de l'Internet et du village planétaire, jamais la désinformation n'a été aussi grande. Même dans nos minuscules îles de la lune, nous n'échappons pas à cette déferlante. A cette désinformation ambiante s'ajoute, chez nous, une propension à rajouter, à faire monter la sauce, comme on dit sur le continent. Prenez un taxi et vous serez largement servi dans ce volet.
Certains se sont même spécialisés dans le colportage de ces informations à l’emporte pièce, mais qui ont des conséquences fâcheuses dans la bonne marche de notre société. Nous sommes arrivés à un stade où nous pouvons, raisonnablement, nous demander qui fait confiance à qui dans la mesure où, dans tous les cercles de tous les pouvoirs, l'on fait, la plupart du temps, plus confiance à ces ragots qu'aux faits eux-mêmes.
Un grand stratège chinois M. Tun avait écrit : « Ne soyez pas sentimentaux à l’égard du passé et n’ayez pas de vision trop enthousiaste de l’avenir. Scrutez, analysez et dégagez le réel de l’actuel ». Malheureusement dans les iles de la lune, on n’aime pas trop regarder en arrière de peur de rater le coche. L’organisation des assises nous donne un peu un petit aperçu.
Qu’est-ce que nous représentons en termes d’intérêts politico-économico-stratégiques? En quel sens nos gesticulations influencent-elles le cours des évènements dans notre région ? De quelles marges de manœuvres bénéficions-nous quant à nos prises de décision, quand nous savons que nos pays sont dans une large mesure, sous perfusion par les institutions internationales ?
Dans tous les cas, il ne faudrait pas confondre vitesse avec précipitation comme dirait l’autre. Il appartient en effet, aux responsables politiques à tous les niveaux de hiérarchiser les problèmes prioritaires afin d’éviter d’éventuels blocages et des dérapages préjudiciables aux intérêts de nos îles de la lune. Face à la Covid-19 et à ses impacts (hausse généralisée des prix…etc.), tous les analystes de tous bords et de tous poils, reconnaissent la forte demande sociale qui émane de la base.
Combien de nos cadres de haut niveau vivent dans la marginalité et parfois dans le mépris de notre société ? Un haut dignitaire religieux en l’occurrence feu l’ancien Grand Mufti, ne disait-il pas, que parfois, dans ce pays, on arrive à regrette les longues années d'études. Combien sont-ils à l'extérieur et qui hésitent à franchir le pas de la porte de nos îles de la lune ?
Et pourtant il convient de relativiser un peu nos difficultés actuelles dans la mesure où il paraît, « qu’il n’est aucun problème humain qui ne puisse trouver de solution, puisque cette solution existe en nous. Mais, la trouver, la dégager, l’appliquer, exige un effort d’une intensité et d’une fécondité particulière, puisqu’il s’agit d’un effort de conscience ». Il faudrait aussi dans ce contexte prendre en compte le fait qu’une des conséquences de tout cela est notre manque de respect pour les détenteurs de connaissances.
Mmagaza
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