La Gazette

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Habari za udunga: Prendre l’initiative « Zokazowa hawuruwa »

Habari za udunga: Prendre l’initiative « Zokazowa hawuruwa » © : HZK-LGDC

Que faire ? C’est le titre d’un livre très connu du grand révolutionnaire Vladimir Oulianov, connu sous le pseudonyme de Lénine. Nous l’empruntons pour le titre de ce modeste article. On imagine qu’actuellement, c’est le genre de question que se pose tout bon politicien qui se respecte quand il doit faire face aux multiples problèmes qui l’assaillent chaque jour. Pourtant, il faut temps en temps que chaque citoyen se mette, à la place d’un politicien sous les cocotiers et essaie d’imaginer ce qu’il ferait, s’il était à sa place.


Aujourd’hui beaucoup de personnes essaient de donner des leçons au gouvernement sur la façon de régler la crise économique et sociale actuelle. Cela va du balayeur, en passant par le haut cadre de l’administration, sans attribution précise, n’en parlons pas des procureurs du Net. En fait, dans les îles de la lune, tout le monde se fait un plaisir de donner des leçons de diplomatie ou d’économie à tout va. Et comme nous faisons partie de ce beau monde, nous allons donner notre avis sur ce qu’il conviendrait de faire.

 

Et comme dirait le grand humoriste Pierre Dac, entre ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir et ceux qui l’ouvrent au lieu de la fermer la marge est grande. La complexité de la crise économique et la diversité des intérêts en jeu font que les autorités ne savent pas à quel moment, il convient de prendre la parole.

 

Et pourtant, il existe des multiples conseillers et autres chargés de mission qui bien souvent n’interviennent que dans des situations qui ne requièrent pas leur intervention. Et pour revenir à notre question initiale, dans le contexte actuel, que convient-il de faire face au sentiment qu’on les gens que rien ne bougent et à l’attentisme ambiant ? Le président se doit de prendre l’initiative, non pas en faisant une énième intervention dont il a le secret mais en bousculant  le train-train de vie des responsables de nos administrations.

 

En effet, ce serait d’un mauvais effet que de laisser croire à l’opinion que le régime s’accommode de la situation actuelle. Prendre l’initiative, c’est bousculer le train-train des administrations et les amener à s’occuper un peu de leurs administrés. Il faut combattre l’esprit de laisser-faire qui semble s’installer et qui comme nous le savons est porteur de désillusions pour le futur. Les difficultés que rencontrent nos concitoyens dans la vie de tous les jours, ne doivent plus être vues seulement sous l’angle des rapports sectoriels.

 

Irrémédiablement, nous nous retrouvons dans ce que nous écrivons depuis des lustres : Le microcosme est  devenu le cadre où les différents leaders s’interdisent mutuellement toute expression  d’une quelconque originalité ou d’une quelconque combativité. Le chef de l’Etat et son gouvernement doivent prendre la mesure des problèmes qui traversent le tissu social et éviter de croire que les choses peuvent changer sans une réelle volonté de procéder à des changements dans les rapports sociaux au plus haut niveau. Et comme le disait le bouc, « Zokazowa hawuruwa ».

 

Mmagaza

 


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