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Habari za udunga: Les enjeux cruciaux

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Habari za udunga: Les enjeux cruciaux © : HZK-LGDC

Il n’est pas rare d’entendre quelqu’un vitupérer contre les cadres, les accusant d’être, non pas parmi, mais d’être les responsables des maux qui minent les îles de la lune. Accusation facile, quand on sait qu’il existe des politiciens, dont la raison d’être est de vouloir diriger ce pays.


Il faut reconnaître que l’ensemble des acteurs présents dans l’arène nationale, contribue finalement à faire émerger une certaine confusion sur le rôle qui devrait revenir à chacun. Néanmoins, il serait sans doute abusif d’affirmer que les cadres sont à l’écart de la politique. Il faudrait donc reformuler la problématique et faire la part des choses. Si les cadres jouent un rôle non négligeable dans la sphère politique, il ne faudrait pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. La forêt de ce que l’opinion appelle les navigateurs de la politique. En tout état de cause, le responsable premier, c’est le dirigeant politique qui aspire à prendre les rênes du pouvoir. Il est en effet reconnu que chaque communauté est porteuse d’exigences spécifiques qui dépendent de leurs systèmes sociaux et de leurs représentations culturelles.

 

On peut s’interroger à l’infini sur ce thème, concernant les îles de la lune. Chez nous dès qu’un responsable politique quitte le pouvoir, on a tendance à le considérer comme l’agneau qui vient de naître. Même s’il traîne une lignée de casseroles. Il convient donc de trouver les moyens de mieux comprendre le mécanisme de prise de décision pour mieux appréhender les responsabilités de chacun. Les multiples ateliers qui sont tenus sur la gouvernance de l’Etat ne semblent pas avoir toujours été un exemple, en la matière, quoiqu’en disent les bons esprits.

 

En termes de gouvernance, nous l’écrivons souvent, on est passé progressivement d’une volonté initiale de gestion des biens publics avec des hommes issus de la moule du colonisateur à une gestion aux mains de jeunes loups issus des années d’indépendance. Et dont la voracité n’a d’égale que leur absence de toute vision patriotique. Nous devons prendre acte des défis du moment, et restituer au pays des valeurs qui en feront sa fierté. La prochaine célébration du cinquantenaire de l’indépendance devrait nous en offrir l’occasion. Pourquoi ne pas aborder les questions de développement et de la mondialisation sous l’angle du social et des communautés locales, comme nous y invitent certains analystes ?

 

Ceci étant dit, l’une des causes de notre retard réside peut-être dans la manière dont nous échafaudons, à chaque lever du coq, un nouveau cadre institutionnel, conforme, peut-être à nos fantasmes, mais loin de la réalité qui gouverne la planète. Face aux dynamiques nationale et insulaires, nous avons toujours cru, que la logistique finira par suivre. Force est de constater, que ces petits calculs nous ont apporté des désillusions et beaucoup de rancœurs les uns envers les autres. Les responsables politiques qui sont légion dans nos îles, seraient bien inspirés de se mettre ensemble et faire face aux défis du développement, en premier lieu la lutte contre la pauvreté. Pour paraphraser l’ancien feu le président algérien Boumediene, « le musulman ne veut pas aller au paradis le ventre vide »

 

Mmagaza

 

 


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