Quelle est la méthode du chef de l’Etat dans la façon dont il conduit sa gouvernance ? Une chose est sûre, ce dernier a toujours pris son temps pour prendre à revers les analystes de tous calibres sous les cocotiers. En effet, la manière dont il avance, ne ressemble en rien à la façon dont notre classe politique se met à nager dans le marigot de la politique.
Il a toujours cheminé à l’image des joueurs d’échecs, en essayant d’avoir une ou plusieurs longueurs d’avance sur les événements. N’oublions pas que, c’est avant tout, un militaire de carrière et dans sa vision des choses il ne manque pas de tenir compte des effets collatéraux de ses décisions. Aussi, les opposants de tous bords n’ont jamais pu rester en face pour l’affronter dans le cadre qu’il a lui-même tracé, ce qui fait qu’à un moment ou à un autre, il les amène à la faute ou à déserter le champ du combat politique. La situation présente n’est que le reflet de cette méthode.
Au temps présent, certains analystes sous les cocotiers estiment que le président devrait lâcher un peu du lest et permettre aux instances du gouvernement et aux structures étatiques de pouvoir chevaucher sans avoir, à chaque fois, la bride au cou. Il n’est pas nécessaire de sortir d’une grande école de marketing pour constater que les initiatives des grands corps de l’État n’ont pas d’espace pour s’épanouir.
L’arrivée du Président Macky Sall, pourrait constituer, selon certains analystes, une fenêtre d’opportunité pour le président, de donner des gages tant à la diaspora qu’à l’opposition intérieur et apparaitre à l’extérieur en homme d’état magnanime. D’autres analystes pensent aussi qu’une ouverture du régime à ses opposants serait une demande française enveloppée par ce déplacement. En effet, les échéances électorales prochaines en France, y serait pour quelque chose, quand on connait le nombre de nos binationaux dans ce pays.
Pour l'heure, c’est la crise économique mondiale liée à la pandémie de la Covid-19 et ses répercussions dans notre pays qui est dans les esprits avec l’approche du mois de Ramadan. Et cela exige des mesures hardies et novatrices. C'est de mettre l'accent sur la vie chère notamment sur le plan des produits alimentaires qui gangrènent le pouvoir d'achat des ménages. Et c'est aussi d'assurer le rôle régalien de l'État dans l'application des normes dans la plupart des secteurs notamment au niveau du contrôle des prix.
Malheureusement, en termes de gouvernance, nous l’écrivons souvent, on est passé progressivement d’une volonté initiale de gestion des biens publics avec des hommes issus de la moule du colonisateur à une gestion aux mains de jeunes loups issus des années d’indépendance. Et dont la voracité n’a d’égale que leur absence de toute vision patriotique.
Ceci étant dit, l’un des enjeux cruciaux de notre retard réside peut-être dans la manière dont nous échafaudons, à chaque lever du coq, un nouveau cadre institutionnel, conforme, peut-être à nos fantasmes, mais loin de la réalité qui gouverne la planète.
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC