Dans la plupart des pays du monde, tous les services commerciaux publics et privés appliquent le principe du client-roi. C’est à dire que l’on fait toujours le nécessaire pour que le client soit satisfait du service qu’il est en droit d’attendre.
Dans les îles de la lune, on est loin de tout ça. Au contraire, c’est le client qui doit se plier aux desiderata des prestataires de services. Un vrai paradoxe. Combien de fois, dans les administrations publiques, vous devez courber l’échine pour qu’on daigne s’occuper de vous ?
Si par malheur, vous n’avez pas une connaissance dans le service, il vous faut prendre votre mal en patience et avoir le cœur solide car devant vos yeux ahuris, vous assisterez de visu à des passe-droits sans la moindre gêne. En effet, au moment où vous êtes entrain d’attendre votre tour dans une administration, vous verrez des gens entrer et sortir comme dans un moulin.
Ne parlons plus de la situation que vivent nos compatriotes en vacances quand il s’agit de passer les tests pour la Covid-19 pour leur retour de vacances.
On parle souvent de reforme des entreprises publiques et de la fonction publique. Il faudrait d’abord commencer par définir cette notion de ‘’public’’. Les clients sont avant tout des citoyens. Et ces citoyens ont le droit d’être traité avec égard par ceux et celles qui sont sensés être à leur service.
Aussi quand on perçoit la réalité, on ne manque pas d’émettre des sérieux doutes sur la volonté du microcosme politique de changer cet état de fait. Le client sera traité comme ‘’un roi’’ le jour où les poules auront des dents, ricane sous cape le citoyen de base. Comme quoi la Fédération comorienne des consommateurs a du pain sur la planche. La hausse ahurissante des tarifs des télécommunications, décidée par l’organe de régulation, en est la parfaite illustration.
Mmagaza
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