La Gazette

des Comores

Habari za udunga Le seul consensus réel

Habari za udunga  Le seul consensus réel © : HZK-LGDC

Aujourd’hui le citoyen lambda a le plus grand mal à se retrouver dans le débat politique. Entre les partisans des assises et toute la cohorte de personnalités se disant opposés sans être totalement contre il y a de quoi avoir mal au crâne. Comme nous l’écrivons souvent, l’on arrive au pouvoir par un concours de circonstances. On constate en effet que la plupart des présidents que nous avons eus, ne faisaient pas partie des personnalités du monde politique qui visaient la tête de l’Etat.


En l’occurrence Papa Djo qui étaient à la retraite, Azali dans une caserne, Sambi dans une mosquée, Ikililou dans une pharmacie. Les politiciens « professionnels » se sont mis des bâtons dans les roues et se sont neutralisés ou laissé passer des apprentis politiciens au devant de la scène. Il semble qu’un certains nombre de situations que nous avons vécues auraient, peut-être, pu être évitées notamment dans la gouvernance de l’Etat de droit. C’est ainsi que l’on assiste au développement du phénomène de la marginalisation croissante de nos hommes politiques.

 

Aujourd’hui encore, les îles de la lune ne savent plus à quelle mosquée se vouer. La multiplication exponentielle de personnes se déclarant politiciens dans des îles minuscules montre encore une fois que nous sommes encore loin de sortir de l’ornière. Ceux qui prennent du recul pour appréhender les événements sont considérés comme des inconséquents.

 

La politique sous les cocotiers semble être devenue quelque chose d’insaisissable quand on voit la façon dont le microcosme peaufine ses jeux d’alliance sur la base de coalition de bas-étage et de considérations de cuisine locale. Les grands slogans dont on nous rabat les oreilles en dehors de périodes électorales sont loin des discours ambiants. Les partis politiques sont devenus le reflet de clubs entre gens de bonne compagnie.

 

Finalement, nous nous retrouvons dans ce que nous écrivons depuis des lustres : Le microcosme étant devenu le cadre où les différents leaders s’interdisent mutuellement toute expression  d’une quelconque originalité ou d’une quelconque combativité. On se frotte les mains devant l’inconsistance du régime, tout en veillant à ce qu’aucun partenaire ne parvienne à bien se positionner en vue d’échéances inévitables.

 

Finalement, on se surprend à noter que le seul consensus réel de notre classe politique consiste d’une part à se partager le pays en autant de portions congrues et d’autre part, à glisser des peaux de bananes vers l’autre pour lui donner des coups de gourdins à l’occasion et tant pis pour ceux qui croyaient révolu le temps des sultans batailleurs !

 

 

 


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