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des Comores

Habari za udunga Le Pouvoir demeure toujours une fin en soi

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Habari za udunga Le Pouvoir demeure toujours une fin en soi © : HZK-LGDC

Dans un livre tiré de sa thèse en anthropologie : « Le pouvoir de l’honneur » l’ancien ambassadeur de l’Union des Comores à Bruxelles, a fait une analyse pertinente des rapports sociaux à Ngazidja sous le prisme du grand mariage que d’aucun appellent le Grand Mirage, vu les déconvenues et les désillusions qui l’accompagnent le plus souvent.


Dans la même lignée, il serait intéressant qu’un jour, nos sociologues, ethnologues et autres politologues sous les cocotiers, se penchent sérieusement sur la question du Pouvoir à Ngazidja et essayent d’analyser là où se situent les blocages, qui font que nous nous complaisons dans cette situation, qui en apparence, nous donne l’impression d’avancer, alors que nous faisons du sur place. Situation à l’image du « Djaliko » cette danse où l’on fait un pas en avant et deux pas en arrière.

C’est principalement dans l’île de Ngazidja où l’on se refuse obstinément à s’atteler à des véritables chantiers de développement et où l’on a privilégié la lutte pour le Pouvoir et cette dernière demeure toujours une fin en soi.

On est toujours sidéré de voir des hommes qui recèlent d’immenses capacités qu’ils pourraient mettre au service du pays, se transformer en classe ‘discutante’. Nos compatriotes n’ont-ils pas assez de jugement pour reconnaître le bon grain de l’ivraie ? Ils s’enferment dans des carcans et pourtant ils ont les yeux ouverts, c’est une des données du moment. Tenons leur un discours responsable loin des formules toutes faites et autres discours de circonstances.

Il est donc impératif d’essayer de préconiser des solutions terre à terre dès à présent, sauf si nous voulons que, dans quinze ans ou vingt ans, nous retrouver sur la même ligne de départ. Il y a un demi siècle ans un grand homme politique de chez nous disait : « Un peuple qui ne mange pas à sa faim, qui n’a pas un travail régulier, qui ne sent pas qu’on s’intéresse à sa santé, à son instruction à son avenir, est toujours prêt à mettre en doute le pouvoir politique qui le dirige ».

Ces paroles n’ont pas été tenues par un membre de l’intersyndicale, mais par le regretté Président Saïd Mohamed Cheikh le 29 octobre 1961, à la tribune de l’Assemblée Nationale Française, alors qu’il était député des Comores. Dans ce même discours, il avait dit que : « ils (les problèmes économiques) conditionnent tout le progrès social possible, et en même temps la stabilité politique elle-même ».

Puisse, en ce temps où la surenchère pointe le bout de son nez, d’avoir les pieds sur terre et d’avancer à petits pas dans la même direction. Si on peut noter quelques avancées sur le plan économiques, on peut affirmer que le contexte global dans lequel évolue le pays mérite d’être clarifié pour les investisseurs éventuels. Les garde-fous ne sont pas suffisamment balisés pour que l’économie puisse évoluer en pilotage automatique si l’on peut se permettre cette expression. Mais comme le rappelle un adage chinois, « Il ne sert à rien de crier vers les ténèbres. Il suffit d’allumer une petite lumière ».

 

Mmagaza

 


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