La Gazette

des Comores

Habari za udunga: Le “championnat”, entre « Mchipa na Machuhuli »

Habari za udunga: Le “championnat”, entre « Mchipa na Machuhuli » © : HZK-LGDC

Quatre petites îles isolées au sein d’un océan, les îles de la lune, pour ne pas les nommer, se plaisent à naviguer à contre courants de la marche du monde qui les entoure. Les cadres et intellectuels qui gravitent autour de cet univers s’imaginent que le monde peut s’arrêter de tourner pour leurs beaux yeux. Aussi la question que les gens se posent a-t-il trait à notre capacité à embrouiller nos esprits avec des problèmes minimes et à perdre notre temps à vouloir tout expliquer à des gens qui ont assez de bon sens et savent dans une large mesure, ce qu’ils veulent.


Quelqu’un nous expliquait l’autre jour, que si les autorités ne publient pas le nombre de demandeurs d’emploi, c’est parce qu’à l’intérieur du nombre de personnes qui ‘’travaillent’’, se trouve un nombre non négligeable de personnes sans mandat précis. C’est ainsi que par un jeu de passe-passe, les gouvernements paient des chômeurs non déclarés comme tels. En fait nous travaillons pour gagner de l’argent et non pour produire quelque chose. Le travail est considéré comme quelque chose d’abstrait. La gestion axée sur les résultats ne fait pas partie de notre monde.

 

On peut donc se poser la question de savoir si le microcosme politique a une conscience claire du fossé, qu’il est en train de créer, face à l’absence de perspectives claires pour notre jeunesse. Il suffit de faire un petit saut dans les quartiers populaires pour se rendre compte de l’état de dénuement total dans lequel vivent les habitants et plus spécifiquement les petits enfants en provenance de l’île soeur. Les actions que mènent des organismes internationaux, ne peuvent suffire à elles seules à renverser la vapeur sur ce terrain là. Il requiert de faire jouer les synergies entre les différentes structures qui peuplent nos ministères (Union et Gouvernorats).

 

Quand on regarde, ce qui se passe dans un pays comme Haïti, on a des sueurs froides, en sachant que ce pays regorge une matière grise de haut niveau et qui s’enfonce impuissant face aux évènements de toutes natures. C’est ainsi que face à des telles situations de détresse,  notre classe discutante, sous les cocotiers et dans la diaspora doit prendre la mesure des enjeux dont nous avons à faire face.

 

Nous savons que les domaines d’intervention ne manquent pas, que ce soit la place de notre pays face aux enjeux géopolitiques, la crise sociale face à l’inflation galopante et ses répercussions sur le devenir de notre jeunesse, la question des infrastructures notamment l’état des routes, la place centrale de notre diaspora dans le processus de développement tant économique, culturel qu’artistique. Autant de pistes qui exigent que nous avancions des propositions concrètes.

 

Au lieu de cela, nous nous enfermons chaque jour qui passe à des débats stériles. Et comme le chante si bien Boule des îles : « Madjitso wo hudja hazila wa tsuloleya ». Mais en cette période de grandes vacances, les débats se concentrent plutôt deux points : Rhumatismes et Fêtes traditionnelles, « Mchipa na Machuhuli».

 

Mmagaza

 

 


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