La Gazette

des Comores

Habari za udunga: La primauté du droit, la transparence et l’équité « Tsandza nikedro no ntsihibé, ni tsi dhulumu » Sedo, reggae-man comorien

Habari za udunga: La primauté du droit, la transparence et l’équité « Tsandza nikedro no ntsihibé, ni tsi dhulumu » Sedo, reggae-man comorien © : HZK-LGDC

Il fut un temps lors de discussions sur le plan d’action d’un des multiples gouvernements qu’a connu le pays, ce dernier avait déclaré faire sienne le concept de redevabilité comme concept clé dans l’administration comorienne. Il faut savoir que celle-ci peut se définir comme étant « l’obligation de rendre compte de l’exercice d’une responsabilité ».


Elle traduit le besoin croissant de la collectivité de se procurer l’opportunité de voir et de dire si les responsables de la gestion des entités publiques ont utilisé les ressources disponibles de façon à en tirer le meilleur avantage possible et s’ils se sont donné les moyens pour évaluer leurs performances.

 

Les institutions internationales définissent la gouvernance comme étant la manière dont le pouvoir est exercé dans la gestion des ressources économiques et sociales du pays. Cette gouvernance s’appuie sur trois piliers qui sont : la primauté du droit, la transparence et l’équité, l’imputabilité ou encore la redevabilité.

 

Pour l’OCDE, ce concept constitue un ingrédient essentiel d’une bonne gouvernance dans la mesure où « il ne peut y avoir de développement sans un bon gouvernement. Il est certes difficile de définir ce qu’il faut entendre par un bon gouvernement, mais la compétence et l’honnêteté, le sens des comptes à rendre au public, une large participation de la population aux débats et aux décisions touchant les questions centrales et d’une façon générale, l’engagement de l’initiative individuelle ou communautaire en sont manifestement des ingrédients indispensables».

 

Ainsi les personnes investies de la mission de diriger les affaires publiques sont tenues comptables de leurs actes. Il leur incombe, quelque soit le niveau de responsabilité auquel elles appartiennent, l’obligation de démontrer qu’elles ont apporté à la direction des affaires les soins qu’appelle une gestion prudente et efficiente des ressources mises à leur disposition. La redevabilité exige que ceux qui demandent des comptes soient à même d’être des exemples à suivre. C’est un exercice difficile mais qui peut être salutaire pour un pays en proie à l’injustice.

 

Dans les iles de la lune, il a été toujours difficile de suivre le cheminement des hommes et des partis politiques et c’est un doux euphémisme. Il n’est pas rare que dans certaines situations on nage dans l’irrationnel. C’est donc naturellement qu’on en vient à raisonner par l’absurde quand on jette un regard sur la façon dont sont jugés certains justiciables de haut calibre.

 

Aujourd’hui, avec cette affaire de lingots d’or et les ramifications qui sont apparues avec l’implication de multiples réseaux entre Madagascar, Dubaï et les Comores, l’opinion publique a les yeux braqués sur l’institution judicaire et le pouvoir politique sur la façon dont sera traité ce dossier.

 

Il appartient au chef de l’Etat en tant que garant de l’indépendance la justice d’apporter sa contribution pour que les citoyens aient le sentiment que tout est fait avec mesure et équité. La redevabilité ne doit plus être simplement un concept théorique. Elle doit être un outil pour avancer dans le développement économique et une justice pour tous.

 

Mmagaza

 


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