Il est reconnu que chaque communauté est porteuse d’exigences spécifiques qui dépendent de leurs systèmes sociaux et de leurs représentations culturelles. On peut s’interroger à l’infini sur ce thème, concernant les îles de la lune. On peut se demander si ces exigences spécifiques reflètent quelque chose dans la mesure où nous semblons porter par les aléas de la vie que par une volonté affichée d’essayer de maîtriser une part de notre destinée.
Dans certains cénacles internationaux nous clamons haut et fort notre volonté de nous assumer mais par la pratique nous nous embourbons dans les eaux marécageuses d’une pensée qui n’arrive pas à mûrir. Tout cela, doit nous amener à revoir la problématique qui est la nôtre, à savoir la paupérisation grandissante dans le pays avec des formes de gouvernance qui semblent constituer des entraves et lesquelles, personne n’ose ou ne souhaite s’en débarrasser. Bien sûr, vu sous cet angle c’est plus facile à dire quand on ne connaît pas les pesanteurs des îles de la lune.
C’est ainsi qu’entre des acteurs de plus en plus nombreux, aux intérêts différents, voire antagoniques, ceux qui sont au pouvoir ne savent pas toujours quelle manette il faut tirer. Tout ceci, soulève encore des questions et dans la majorité des cas les uns et les autres se mettent à tergiverser et l’opinion croit y déceler, à juste titre, un immobilisme. Beaucoup des actions publiques se concentrent sur le management de la fonction publique et des sociétés d’état et parapubliques.
La plupart de de nos chefs d’Etat, se sont laissé prendre par cette spirale, qui est un gouffre en termes de perte de temps. L’Etat se réduit dans la plupart des cas, à des messieurs et des dames, qui gravitent dans les cercles concentriques du pouvoir. L’absence de vision à moyen et long terme, pousse les responsables à des alliances contre nature, croyant, à tort, qu’ils tracent de sillons pour le développement. La façon dont sont régulées les affaires de l’Etat, ne semble pas être perçue par l’opinion de façon positive.
En effet, la solution ne réside pas seulement dans le règlement perpétuel de conflits, mais surtout dans la mise en place de dispositifs pour relancer les infrastructures de base et mettre en place des partenariats innovants pour la recherche des financements durables. Il serait sans doute abusif de mettre tous les torts dans les exécutifs des îles, cependant ce qui nous occupe ici c’est d’essayer de cadrer leurs rôles dans le cadre institutionnel actuel.
Il appartient au microcosme de prendre la mesure du retard accumulé dans beaucoup de domaines et du long chemin qui reste à parcourir pour poser les jalons de structures de gouvernance qui répondent aux attentes du pays réel et correspondant, par ailleurs, aux moyens financiers que nous pourrons leur allouer. Ceci peut contribuer à donner une impulsion nécessaire à une action globale dépassant l’ordre des vœux pieux.
Mmagaza
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