Telle est la question que beaucoup se posent quand ils jettent un regard rétrospectif sur les agissements de la classe politique sous les cocotiers, depuis que nous avons largué les amarres avec la puissance tutrice comme le disait le Mongozi en son temps.
Comme beaucoup de personnes qui vivent sur des îles, nous avons cette fâcheuse tendance à nous considérer, par nombrilisme, comme étant le centre du monde et pourquoi pas de l’univers, ajouteraient des mauvaises langues. Cette façon singulière de nous comporter vis-à-vis du monde extérieur avait fait dire en son temps, le président Said Mohamed Cheikh, qu’on ne pouvait pas nous mettre dans un même niveau avec tout autre peuple en bien ou en mal tellement nous aimons cultiver notre paraitre sans vraiment avoir les moyens de prouver ce que nous sommes.
Quand nous examinons notre cas, nous devons dans une certaine mesure, étudier l’histoire contemporaine de Haïti et ce qu’il est devenu. En termes d’élites sur beaucoup de plans, ce pays aurait dû être un phare pour les pays qui se battaient pour leur émancipation. Or Haïti est devenu ce jour, un vrai repoussoir d’abord pour les haïtiens eux-mêmes ne parlons pas des autres.
Il n’est un secret pour personne que la classe politique sous les cocotiers a toujours été sous influence des multiples réseaux de la France-Afrique que des milieux du golfe arabo-persique. Aussi, l’Archipel aux sultans batailleurs n’est pas un concept creux mais reflète une certaine réalité. Celle où tout le monde rêve plus ou moins d’être calife à la place du calife.
Nous écrivons souvent, que dans nos iles, on vient à la politique par un concours de circonstances. En effet, comment imaginer le trop plein d’une classe politique où il y a moins de cinq cents mille électeurs. Alors que c’est dans l’ile de Ngazidja que les communautés locales sont les plus actifs, c’est paradoxalement dans cette île où l’on trouve les prétendants aux fonctions les plus hautes, au lieu de cultiver la modestie et la pondération dans la vie de tous les jours.
Il faudrait se réveiller et voir que nous faisons du surplace à chaque nouveau régime. Du régime d’Ali Soilihi en passant par celui d’AAA et ceux qui ont suivi, chacun agissait comme si son prédécesseur n’a laissé aucune réalisation qui valait la peine d’être reconnue et renforcée.
En définitive, quand par exemple la gestion des déchets est traitée, il ne faut pas être un grand clerc pour constater que ce paramètre permet de mesurer le peu de cas dont nous accordons au bien-être de notre population. Quand il s’agit d’ergoter sur les concepts sulfureux de la politique politicienne à la sauce insulaire, notre classe discutante ne manque pas d’air.
Il apparait de plus en plus évident, que nous sommes devenus prisonniers d’un mode de pensée qui met en avant la rhétorique plutôt que le savoir-faire. Puissent nos diasporas ne pas tomber dans ces travers et mettre en avant d’autres formes d’actions autres que cette rhétorique à la recherche d’un temps perdu qu’on ne rattrape jamais.
Mmagaza
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