Ce n’est pas le titre d’un des opuscules du grand révolutionnaire russe Vladimir Oulianov, connu sous le pseudonyme de Lénine, mais c’est la question que se pose le président Azali après la validation de son élection en tant que chef de l’Etat. En effet, l’équation semble être simple à première vue, mais à y regarder de plus près, on se heurte à plusieurs inconnues. La première, ce sera la déclaration de politique générale qui doit fixer le cap pour les cinq prochaines années. Et ce ne sont pas les priorités qui manquent, en allant de la régularité des salaires des agents de l’Etat en passant par les infrastructures de base (électricité, eau, routes, etc.).
La deuxième a trait à la réorganisation de l’Etat vu la pléthore des agents dans les grandes sociétés publiques et le dysfonctionnement de la justice et c’est un doux epheumisme.et la troisième devrait être la répartition des postes au sein des amis de la coalition qui l’a portée au pouvoir. Un véritable casse-tête quand on connait les ambitions, démesurées de certains, diraient les mauvaises langues, des caciques de l’entourage du nouveau élu. A ses visiteurs lors de la campagne, le colonel ne manquait pas de leur dire qu’il a beaucoup appris tant lorsque qu’il avait le pouvoir que lors de sa traversée du désert de dix piges.
Or, parmi les reproches qui sont souvent formulées en son encontre, c’est sa difficulté d’écoute et une certaine dérision dans ses propos dû, dans une certaine mesure, à sa formation de militaire. Cependant le colonel a pu ces dernières années aller à la rencontre de beaucoup de catégories de la société et de ce fait il a acquis une autre dimension dans l’approche de ses relations avec les gens. Reste à savoir si son retour au pouvoir ne lui ferait pas oublier toutes ces belles intentions.
Il n’en reste pas moins qu’Azali, représente pour beaucoup de nos compatriotes, un élément d’espoir face à la désespérance qui avait envahi tout le corps social. Et là, il doit mesurer l’étendue des défis qui sont les siens dans un monde tourné vers la globalisation de l’économie et le poids des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Un monde aux multiples facettes et où les questions de sécurité, le terrorisme en particulier, sont devenues des enjeux de survie pour les sociétés libres. En effet, il s’agit de voir comment allier la liberté avec les questions de sécurité, une question au cœur des défis du monde actuel.
A notre humble avis, dans la gouvernance, le nouveau président y gagnerait en associant l’ensemble des élus à toute démarche qu’il entreprendra. Cela lui permettrait de ne pas être au four et au moulin et d’être opérationnel dans les grands chantiers qui l’attendent. Par exemple, la question de Maoré doit revenir de droit à l’Assemblée et permettre à l’ensemble du pays de déterminer les voies et les moyens pour une solution pérenne avec la puissance tutrice, comme disait le Mongozi en son temps.
Dès le 27 mai, le temps de grâce prend fin car les problèmes seront là. Et comme le nouveau président n’est pas un novice en la matière et que parmi ses slogans de campagne son expérience passée était mis en exergue, le peuple aura les yeux rivés sur ses premières mesures. Mais comme dit un adage de chez nous « : « Mdru kado chemeza wupvahuwo ». (Publié le 17 mai 2016)
Mmagaza
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