La Gazette

des Comores

Habari za udunga: Affirmer clairement un objectif de développement intégré de l’ensemble de l’archipel

Habari za udunga: Affirmer clairement un objectif de développement intégré de l’ensemble de l’archipel © : HZK-LGDC

Avec les élections prochaines chez «Maitre Paul», comme disent certains de nos compatriotes à Maoré, le devenir des relations avec la partie indépendante seront aussi au menu du débat politique dans les iles de la lune.


Entre ceux qui pensent qu’il faut rompre le cordon ombilical avec l’ancienne puissance colonisatrice et les partisans d’un realpolitik, le débat fera rage comme toujours. Il faut dire que les liens qui nous unissent ne sont pas aussi simples. Entre l’histoire, la langue, et des rapports sociaux multiples, il est difficile de part et d’autre de trouver une ou des solutions qui fassent l’unanimité.

 

Cependant, certains analystes sous les cocotiers sont convaincus que ce n’est  pas la soi-disant autodétermination des Maorais qui pousse les Gaulois à s’arcbouter sur ce bout de rocher perdu dans l’Océan Indien. C’est beaucoup plus, par intérêt militaire et géostratégique que la haute hiérarchie militaire gauloise, arrive à chaque fois, à imposer aux politiques de l’hexagone, leur amarrage dans l’île.

 

Le problème est que cette façon de voir les choses est loin de correspondre aux leçons que les gens tirent de l’histoire depuis que le monde est monde. En effet, il n’est pas dit que les trois autres iles indépendantes connaitront toujours la misère et une gouvernance approximative. De plus en plus, une large partie de l’opinion se fait à l’idée que le retour de Maoré passera par la mise en place d’un état de droit affirmé et l’impulsion d’une politique de croissance économique maitrisée dans la partie indépendante.

 

Mais en plus, cette même opinion est de plus en plus convaincue que des forces «occultes» jouent contre cette idée d’une stabilité qui constitue la condition sine qua none de base d’une politique de croissance. Il s’agit d’un débat fondamental, celui de savoir comment nous comptons établir une stratégie qui tienne compte de plusieurs paramètres sachant qu’actuellement avec la politique d’aplatissement précédemment menée par tous les régimes passés, les autorités gauloises semblaient marcher sur des sentiers battus.

 

Le projet pour établir cette stabilité résultera nécessairement d’un compromis, mais pas d’une volonté affichée d’ignorer l’appartenance de l’île à la nation comorienne. Encore une fois, dans ce projet, l’objectif de développement intégré de l’ensemble de l’archipel doit être clairement affirmé. Cela demande d’inventer de nouvelles formes de solidarité dans l’économie régionale mais aussi une gouvernance  créatrice  de richesses locales.

 

On remarque qu’aujourd’hui, les Comoriens ont su raison garder. Etrangement et malheureusement, la partie gauloise semble vouloir s’enfermer dans une tour d’ivoire. Or, au nom de son droit à la souveraineté, l’Etat comorien a un droit de regard sur le processus en cours sur une partie de son territoire.

 

Dans ce jeu complexe de débats où s’affrontent les tenants de choix radicalement différents, le citoyen se doit d’avoir à l’esprit cette notion de « nyama ya ntsingo », nous rappelant que la Gaule qui est un état démocratique, devra un jour ou l’autre reconnaitre que le chemin emprunté ne peut que conduire à une impasse.

 

Mmagaza

 


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