Feu le Président Ahmed Abdallah Abdérémane (AAA) aimait à dire dans son langage à métaphores, que les Comores sont un bœuf à quatre pattes. En effet en parlant de Maoré, il avait conçu le concept de « La guerre de la salive ».
Ce concept du président AAA avait au moins le mérite de dire au monde qu’il n’existait pas de bœuf à trois pattes. Et chacun comprenait ce langage imagé. Aujourd’hui dans le monde surmédiatisé dans lequel nous vivons, il est d’un mauvais effet que nous ne puissions pas concevoir une diplomatie à la mesure des opportunités que nous offrent les technologies de l’information et de la communication pour faire face à la campagne sournoise menée par les extrémistes des réseaux à Maoré sur ce front.
Il est bien vrai que la France et notre pays partagent beaucoup de choses en commun, cela personne ne le conteste. Ce qui est devenu contestable, c’est le caractère presque impérial de la gestion du dossier maorais par les gaulois. Et les dirigeants comoriens, par absence de vision peut-être, ont toujours pensé que plus ils lâcheront du lest (mledjeza ngwe kakoza), plus les choses s’amélioreront, or sur le plan des événements historiques, cela a toujours été contre productif. Les historiens appellent cela l’esprit de Munich.
Cependant à ce jour, depuis les récents événements à Maoré, le chef de la diplomatie comorienne semble tenir haut le pavé face à la diplomatie gauloise. Or la question que certains esprits chagrins se posent et dans combien de temps va-t-il pouvoir tenir ? Car, il faut bien qu’une solution qui préserve nos intérêts soit trouvée et ne pas s’en tenir à des palliatifs comme à chaque crise.
Le vrai problème est que l’affaire de Mayotte n’a pas été considérée comme une priorité pour les régimes successifs à part la parenthèse soilihiste. Il suffit de lire les rapports émis au niveau des administrations pour constater que le concept de trois îles est plus ou moins la règle quand il s’agit de présenter l’Union des Comores.
Le comble est que même au niveau des sites web des organismes des Nations-Unies présentes dans notre pays, les cartes ne présentent que…trois îles, sans que cela n’émeuve aucun responsable des départements concernés.
Il ne faut pas que le gouvernement tienne un langage des plus contradictoires sur cette question en s’enferment dans une discrétion en ce qui concerne la défense de l’intangibilité de nos frontières.
Le gouvernement gaulois est conscient que malgré la rhétorique des extrémistes de tous poils dans l’hexagone et à Maoré, aucune solution durable ne peut voir le jour, sans une clarification des enjeux avec les Comores indépendantes.
Et dans le monde interdépendant qui est le nôtre, on a toujours besoin d’un plus petit que soit et ce n’est pas Louis de la Fontaine qui nous dira le contraire. Mayotte est comorienne, on s’en souvient toujours.
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC