Cette question qui a l’air d’une boutade mérite d’être posée quand nous voyons comment chacun de nous se comporte dans la vie de tous les jours. Des décideurs aux opposants de tous poils en passant par les simples citoyens que nous sommes, l’on est en droit de nous poser cette question somme toute banale.
Nous savons que dans beaucoup de pays, tous ceux qui sont dans la sphère de la production des biens et des services, se donnent des objectifs pour aboutir à des résultats. Des résultats qui doivent être préalablement bien clarifiés pour être en mesure de définir avec précision les moyens à mettre en œuvre pour obtenir ces résultats avec le plus d’efficience et d’efficacité.
Dans les iles de la lune on parle la plupart du temps de l’Education mais seulement en termes de paiements des salaires des enseignants et de la construction de salles de classe par le Fadc et des communautés locales. On n’a jamais pris réellement le temps de réfléchir sur la finalité de cet enseignement sur le devenir de nos enfants. Des écoles, oui mais pour quelle finalité ?
Nous sommes passés maitre de la critique facile et du verbe haut. Quand il s’agit de nous creuser les méninges pour nous trouver les moyens de financer les quelques chantiers que nous élaborons, tout le monde se replie sur lui-même et attend sagement que les organismes financiers veuillent bien sortir la manne de leurs coffre forts.
Il est bien connu que nous voulons le confort sans l’effort et que nous voulons qu’on nous respecte mais sans donner l’exemple. Bien sûr face à la crise financière qui touche les porte-monnaie, il est toujours difficile pour les uns et les autres de garder la tête froide, il n’en demeure pas moins qu’il faut, à l’image des anglais, adopter un certain flegme pour éviter de tomber à chaque fois dans les méandres de la pensée unique.
Cette pensée se reflète chez nous par la diatribe, l’absence de compromis et la fuite en avant. Et elle est porteuse de graves menaces pour la paix civile. Il suffit de voir nos apprentis-politiciens se mettre à donner des leçons d’économie au gouvernement alors que tous sont passés par là sans laisser des traces. Et comme le disait, je crois, Béchir Ben Yahmed : « Pour sortir du trou, il faut cesser de creuser ».
Pour que cela puisse se faire, il nous faut prendre conscience collectivement du temps que nous perdons dans des débats stériles. Toujours croire que nos querelles byzantines empêchent la terre de tourner, constitue vous vous en doutez, la marque d’un infantilisme qui n’a pas fini de nous dévorer !
Les dernières joutes verbales entre l’opposition et le gouvernement ne sont pas de nature à aider le citoyen lambda à y voir clair. Au moment où est abordé la question de Maoré entre les autorités gauloises et les nôtres, la clarté des propos doit être de mise. Gardant toujours à l’esprit cet adage : « Wo wamanisiwa kwadjamana ».
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC