Une fois de plus la question relative à la gestion des déchets revient au devant de la scène avec déclenchement d’une nième campagne de sensibilisation sur les méfaits des ordures.
Depuis bien longtemps les autorités se contentent d’apporter des palliatifs à la gestion des déchets. On est toujours dans le cas typique du provisoire qui dure. Cette campagne de sensibilisation risque d’être un cautère sur une jambe de bois dans la mesure où la question du site pour la décharge ne semble pas être une priorité politique. Et pourtant, les différents gouverneurs de nos iles ne manquaient pas une occasion, lors de leurs campagnes, d’évoquer ce problème. Il semble que c’est fut une promesse et rien de plus. Ils semblent croire que la réponse à ce problème viendra d’ailleurs.
La question de la décharge est un problème qui doit être pris au sérieux par l’ensemble des acteurs concernés. Et cette fois, encore, les regards se tournent vers l’Etat pour lui demander de jouer un rôle plus actif qu’il ne l’a fait auparavant. Il est admis par tous, que si les choses restent en l’état, nous courons le risque d’une catastrophe sanitaire. La question de la peste à Madagascar nous montre que le danger nous guette toujours. Même si dans les îles de la lune, nous avons la fâcheuse tendance à tout remettre sur le compte de la fatalité même ce qui nous tombe sur la tête…. par notre propre faute.
Nous rappelons aussi souvent qu’il a été admis par des institutions internationales travaillant sur les petits états insulaires en développement que « Chacun doit trouver pointure à son pied » concernant la gestion des déchets. Si les petits États insulaires se heurtent comme d’autres pays en développement à des difficultés liées à la gestion des déchets, les bonnes pratiques dans ce domaine ne sont pas nécessairement transférables même entre ces États. La meilleure manière est celle qui correspond à la combinaison unique en son genre des caractéristiques d’un pays. Chez nous, la faiblesse de l’Etat conduit souvent une minorité active à bloquer l’intérêt général.
Il convient donc, dès à présent, de rejeter les illusions et de se mettre à l’œuvre en mettant en avant l’ingéniosité et l’engagement de nos communautés pour faire bouger les décideurs. Si aujourd’hui personne ne veut avoir une décharge dans « son jardin » pour reprendre une expression utilisée dans ce domaine, il n’en demeure pas moins que ceux qui ont pris des responsabilités dans notre pays se doivent de prendre des initiatives et ne pas attendre que le système des Nations-Unies ne débarque toujours avec ses « plans d’urgence » et ses experts aux termes de références toutes en nuances, ajouteraient des mauvaises langues.
Pour paraphraser l’autre, nous dirons que sensibiliser les gens sur les déchets c’est bien, mais disposer d’une décharge contrôlée pour les traiter, c’est mieux ! Pour cela, il faut une prise de conscience plus grande des nos politiques.
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