La Gazette

des Comores

Habari za udunga / Une politique du crédit au service du développement

Habari za udunga / Une politique du crédit au service du développement © : HZK-LGDC

On trouve, dans certaines boutiques, un petit écriteau où sont inscrits ces mots : « Monsieur crédit est mort, il y a longtemps ». Il faut savoir que le crédit est un mot qui n’est pas beaucoup utilisé dans les iles de la lune. Et pour preuve, tout ou presque se paie au comptant, sauf diront certains syndicalistes les salaires.


Alors que dans d’autres contrés, il suffit d’avoir une attestation de travail pour avoir accès au crédit, chez nous il faut toujours payer rubis sur ongle pour accéder à quelque chose. Les étrangers sont toujours étonnés de voir des maisons non terminées et dont une partie est couverte de lichens par le poids des années.

 

Si on peut se consoler de voir des grandes institutions bancaires tomber comme des vulgaires châteaux de cartes par le fait de transactions de haute voltige, il n’en demeure pas moins que la politique du crédit constitue un formidable moteur pour le développement, si elle est mieux encadré, comme diraient des analystes aujourd’hui. Combien de nos compatriotes ont-ils ce que les gaulois appellent dans le jargon des bas de laine ? Ils ne sont pas nombreux, on s’en doute.

 

Il existe dans les îles de la lune, une grande inadéquation, je crois que c’est mot, entre les grands discours que nous tenons, par exemple, sur le tourisme et les comportements qui sont les nôtres, dans le secteur touristique. Le tourisme est une industrie, cela veut dire qu’il doit répondre à des critères précis. Il nous faut savoir que dans les îles de l’océan indien, nous offrons d’une manière générale les mêmes charmes naturels.

 

Et nous le constatons que dans chacune des îles de la région, chacun essaie de mettre son grain de sel, essaie de vendre ce qu’il a de meilleur. Or dans les îles de la lune, malgré la gentillesse de notre population envers les gens venant de l’extérieur, nous n’arrivons pas à fructifier nos atouts. Tout au contraire, le secteur touristique a toujours été une chasse gardée des différents ministères. Il est grand temps d’impliquer tous les partenaires dans ce créneau. L’université dispense une formation liée à l’écotourisme. Beaucoup de nos jeunes se sont inscrits et déjà certains sont sur le marché du travail. Un grand recteur gaulois disait, qu’une formation qui ne débouche pas sur un emploi, fait de l’éducation nationale un centre de subversion.

 

Alors  à nos grands leaders politiques, qui rêvent d’être calife à la place du calife à l’instar du bon vieux Izngoud, faisons preuve de modestie dans nos propos. On aurait aimé par exemple, que les responsables des îles autonomes soient des véritables parties prenantes dans le financement des dossiers touristiques impulsés dans leurs  iles. Qu’ils puissent évaluer les retombées en matière d’emploi et autres. La crise financière qui ébranle la planète, aura cela va sans dire, des répercussions sur  nos petits états insulaires. Nous cacher derrière nos querelles byzantines, ne nous sera d’aucun secours quand la redevabilité frappera à notre porte.

 

Mmagaza

 


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