Alors que le nouveau président américain entame son mandant dans un brouhaha politico-médiatique, dans les îles de la lune, le microcosme se tortille à l’idée d’un hypothétique remaniement ministériel. Tout est bon pour apparaitre aux yeux du chef de l’Etat comme remplissant les conditions les meilleures pour en faire partie au cas où. Ainsi va la vie dans les îles de la lune.
Alors que le monde s’interroge sur les conséquences possibles des décisions du nouveau chef de l’exécutif américain sur l’avenir du monde, notamment sur la diminution des contributions américaines dans les divers organismes de développement, sur les conséquences des grands équilibres mondiaux dans un nouveau jeu d’alliances, sur le climato-scepticisme du président, chez nous, sous les cocotiers, nous sommes à discuter de savoir si les trottoirs doivent servir aux marchands ambulants ou aux…piétons.
C’est vous dire que le monde tel qu’il avance, ne semble pas être dans nos préoccupations. Dernièrement le débat s’était focalisé sur le ruban traditionnel que s’était octroyé le chef de l’Etat, au grand dam des notables, qui se demandaient si une révolution n’était pas en marche. Il semble que non car ce dernier semble avoir perçu un profond malaise qui risquait d’apporter de l’eau au moulin de son opposition.
Nous l’écrivons souvent, les iles de la lune même si elles se prennent de temps à autre comme étant le centre du monde, mais chez nous cette propension prend des fois une dimension alarmante qui fait que des fois elles ont été ainsi à la remorque d’intérêts qui les dépassent.
L’ancienne puissance tutrice comme aimait à l’appeler le Mongozi, a toujours su manœuvrer pour mettre ses pions là où il faut. N’oublions pas que dans cette histoire de pétrole et du positionnement géographique de notre pays font qu’elle doit avoir les cartes en mains pour éviter de se trouver en portes à faux avec les grands voisins de la région. En effet, nous sommes considérés, à tort ou à raison, comme étant le maillon faible dans la zone.
Pour en revenir à la géostratégie, il faut comprendre que nos îles sont au centre d’enjeux qui les dépassent dans la mesure où le monde actuel est constitué de blocs dont on a le plus grand mal à définir les contours. Il n’y a pas si longtemps l’Arabie saoudite nous ignorait superbement. Ce n’est plus le cas maintenant. Quels enseignements devons-nous tirer pour cela, connaissant les soubresauts qui agitent la péninsule arabique ?
De tout cela, l’enseignement principal à tirer est d’éviter les divisions au niveau national sur des sujets qui dépassent le contexte régional et international. Aussi, la lutte pour l’intégrité territoriale constitue un sujet de choix. Vouloir manger à tous les râteliers peut nous conduire à une impasse.
Une diplomatie innovante et pragmatique peut nous aider à tirer notre épingle du jeu qui va se jouer à l’échelle du monde.
Mmagaza
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