Les iles de la lune, un monde à part dans le monde. Des iles qui pour l’heure sont loin de la fureur du monde. Mais des îles qui petit à petit tracent les sillons d’un monde sans perspectives. Tout le monde s’accorde à vouloir mettre l’accent sur la bonne gouvernance, mais on sent un double discours. On considère que mettre en place un véritable Etat de droit est une nécessité mais en même temps on se refuse d’aller au fond sur les véritables blocages qui annihilent tous les efforts pour la mise en place des mécanismes transparents capables de jouer un rôle dans le captage de financements.
Tout le monde s’accorde à dire que la stabilité et la paix civile sont les conditions sine qua none pour attirer les investisseurs or à y regarder de près, on ne sent pas beaucoup de volonté de part et d’autre pour créer ces conditions. Ceci soulève bien des questions sur le sens que certains donnent à l’engagement politique.
Il est temps d’admettre que notre pays est dans une situation qui exige que tous ses enfants prennent la mesure de leurs déchirements. Pour une très large part, l’état dans lequel se trouve le pays trouve son origine dans notre absence de mauvaise conscience. C’est cette dernière qui en principe amène les hommes et les femmes à s’interroger sur la conséquence de leurs actes et en tirer des leçons.
Le drame est qu’il existe un vide politique, qui laisse l’Etat la latitude de vivre au dessus de ses moyens. Le parlement se complait dans des prérogatives inutiles et ne se donnent pas les moyens de jouer son rôle, de contrôle de l’action gouvernementale.
Or, il faut définir très concrètement les secteurs d’intervention du parlement de façon à faciliter des relations qui rentrent dans le cadre normal d’une démocratie véritable. Le temps est venu pour nous d’admettre là où nous avons failli et d’ouvrir le débat à des nouvelles approches pour un développement au service des plus pauvres de nos concitoyens.
Nous allons d’ici quelques semaines célébrer une année depuis l’arrivée de la nouvelle équipe. Si le petit peuple peut goûter à la lumière, celle-ci ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt.
Il appartient à la classe dirigeante de mesurer le chemin à parcourir et faire preuve de modestie dans les comportements. Nous devons nous rappelons que nous vivons dans un village planétaire où tout se sait à un moment ou à un autre. Il nous faut cultiver de temps à autre la notion de mauvaise conscience. Si nous en avons à cœur cela, les moyens pour y arriver ne nous ferons pas défaut.
Mmagaza
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