« Zokazowa hawuruwa » C’est le titre d’un livre très connu du grand révolutionnaire Vladimir Oulianov, connu sous le pseudonyme de Lénine. Nous l’empruntons pour le titre de ce modeste article. On imagine qu’actuellement, c’est le genre de question que se pose tout bon politicien qui se respecte quand il doit faire face aux multiples problèmes qui l’assaillent chaque jour. En effet, il faut que de temps en temps chaque citoyen se mette, à la place d’un politicien sous les cocotiers et essaie d’imaginer ce qu’il ferait, s’il était à sa place.
Aujourd’hui beaucoup de personnes essaient de donner des leçons au chef de l’Etat sur la façon de régler la crise économique et sociale actuelle. Cela va du balayeur, en passant par le haut cadre de l’administration, sans attribution précise. En fait, dans les îles de la lune, tout le monde se fait un plaisir de donner des leçons de diplomatie ou d’économie à tout va. Et comme nous faisons partie de ce beau monde, nous allons donner notre avis sur ce qu’il conviendrait de faire.
Même si le grand humoriste français Pierre Dac, qu’entre ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir et ceux qui l’ouvrent au lieu de la fermer, personne ne sait quoi faire, dans certaines situations.
La complexité de la crise économique et la diversité des intérêts en jeu font que les autorités ne savent pas à quel moment, il convient de prendre la parole. Et pourtant, il existe des multiples porte-paroles qui bien souvent n’interviennent que dans des situations qui ne requièrent pas leur intervention.
Et pour revenir à notre question initiale, dans le contexte actuel, que convient-il de faire face au sentiment qu’on les gens d’avoir du mal à suivre le fils des événements et à l’attentisme ambiant?
En fait, il ne sert à rien de se voiler la face. Dans les îles de la lune, nous sommes passés maîtres dans l’art du contournement des difficultés. Nous avons un mal fou à exprimer notre refus de quelque chose. Il faut qu’on nous accule dans nos derniers retranchements pour que nous sortions les griffes tel un fauve.
Le chef de l’Etat et son gouvernement doivent prendre la mesure des problèmes qui traversent le tissu social et éviter de croire que les choses peuvent changer sans une réelle volonté de procéder à des changements dans les rapports à entretenir entre les différentes composantes du microcosme. Et comme le disait le bouc, « Zokazowa hawuruwa »
Mmagaza
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