C’est le titre d’un opuscule du révolutionnaire russe Vladimir Oulianov connu sous le pseudonyme de Lénine. C’est la question que se pose tout bon politicien à chaque fois qu’il est confronté à un problème. Il ne semble pas que dans les iles de la lune, le microcosme se pose ce genre de questions. Comme nous l’écrivons souvent, l’on arrive au pouvoir par un concours de circonstances. On constate de la plupart des présidents que nous avons eus, ne faisaient pas partie des personnalités du monde politique qui visaient le sommet de l’Etat.
En l’occurrence Papa Djo qui était à la retraite, Azali dans une caserne, Sambi dans une mosquée, Ikililou dans une pharmacie. Les politiciens « professionnels » ont trouvé les moyens de se mettre des bâtons dans les roues et se sont neutralisés en laissant passer des apprentis politiciens au devant de la scène. Il semble qu’un certains nombre de situations que nous avons vécues auraient pu être évitées notamment dans la gouvernance de l’Etat. Il est donc normal d’observer le développement du phénomène de la marginalisation croissante d’hommes politiques.
Aussi ne faut-il pas s’étonner de la promotion des prébendes qui est venu se greffer à l’Etat. De rentes indument prélevées sur les richesses du pays au bénéfice d’un groupe étroit d’hommes qui n’ont pas pu se faire une place au soleil de l’état providence.
Actuellement, avec l’avènement de l’Internet et des réseaux sociaux, il est très difficile d’avoir une grille de lecture pour appréhender la réalité. Ceux qui prennent du recul pour appréhender les événements sont considérés comme des inconséquents.
Ni du côté du pouvoir ni dans celui des opposants, il est difficile de percevoir une vision claire et même la société civile ne sait pas où donner de la tête. Le président Trump et ses tweets bouleversent la communication mondiale. Chez nous, on ne perçoit pas chez la plupart des décideurs à tous les niveaux, une réelle volonté de prendre à bras le corps la problématique des technologies de l’information pour aller vers une plus grande transparence dans la gouvernance des affaires publiques.
Finalement, nous nous retrouvons encore une fois dans ce que nous écrivons depuis des lustres : Le microcosme étant devenu le cadre où les différents leaders s’interdisent mutuellement toute expression d’une quelconque originalité ou d’une quelconque combativité.
On se frotte les mains devant l’inconsistance de régime, tout en veillant à ce qu’aucun partenaire ne parvienne à bien se positionner en vue d’échéances inévitables
Finalement, on se surprend à noter que le seul consensus réel de notre classe politique consiste d’une part à se partager le pays en autant de portions congrues et d’autre part, à glisser des peaux de bananes vers l’autre soi-même pour lui donner des coups de gourdins à l’occasion et tant pis pour ceux qui croyaient révolu le temps des sultans batailleurs !
Mmagaza
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