« Une république est difficile à gouverner, lorsque chacun envie ou méprise l’autorité qu’il n’exerce pas. » Saint Just.
On dit souvent que ceux qui sont allés étudier à l’extérieur, quand ils reviennent au pays, leur « disque dur » se formate et ils reprennent à leur compte les travers qu’ils dénonçaient au moment de leurs études. Dans le temps, on disait que les bonnes idées qui animaient ceux qui rentraient au pays, sombraient au fond de l’eau avec l’ancre du bateau accostant au port.
Il convient donc que chacun ait à l’esprit que la politique est une question de rapport de forces. Et ce qui compte avant tout ici, c’est la force morale, celle d’aller de l’avant face aux incertitudes et aux vicissitudes de la vie. Et tout le monde s’accorde à dire que la stabilité et la paix civile sont les conditions sine qua non pour attirer les investisseurs. Or à y regarder de près, on ne sent pas beaucoup de volonté de part et d’autre pour créer ces conditions. Ceci soulève bien des questions sur le sens que certains donnent à l’engagement politique. Il est temps d’admettre que notre pays est dans une situation qui exige que tous ses enfants prennent la mesure de leurs déchirements.
Dans les iles de la lune, la parole a toujours été reine. Les maitres de la parole ont toujours fleuri un peu partout dans nos localités. Ce qui amenait le feu président Abdallah à faire sien l’adage : « la langue n’a pas d’os ». En fait il semble que la problématique réside dans le fait que c’est la survie d’un certain nombre de castes politiques qui est en jeu. Et on voit mal certains, contribuer à scier la branche sur laquelle ils sont assis en ayant dans leur bec un fromage. Mais cela est une autre histoire.
En définitive nous savons tous, que l’impunité est devenu la règle numéro un dans ce pays. L’arrogance et le mépris sont devenus les concepts sur lesquels certains puisent leur force oubliant au passage qu’une aptitude ne dure qu’un temps, le temps d’un instant diraient, certaines mauvaises langues.
Les iles de la lune sont un carrefour de cultures et de civilisations. Elles ont des opportunités à saisir et des atouts à relever. Sans une prise de conscience affirmée sur le plan politique autour d’une vision, le microcosme politique continuera de naviguer tel un frêle esquif à travers les méandres d’une mer déchainée appelé mondialisation.
Le temps est venu pour nous d’admettre là où nous avons failli et d’ouvrir le débat sur de nouvelles approches pour un développement au service du pays. Si nous en avons à cœur cela, les moyens pour y arriver ne nous ferons pas défaut.
Notre drame est que les multiples leaders sous les cocotiers ont décidé de faire siennes ces paroles d’un personnage de Jean Cocteau : « Puisque ces mystères m’échappent, feignons d’en être l’organisateur». Et en effet, aujourd’hui plus qu’hier, chacun semble voir midi à sa porte.
Mmagaza
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