Dans les îles de la lune, l’idée ne nous vient jamais, de nous asseoir et de faire de temps à autre un petit bilan de nos dépenses journalières, mensuelles, trimestrielles, semestrielles ou annuelles. La preuve même le vote des budgets se fait toujours après le commencement de l’année fiscale. Et pour cause, le crédit n’existe pas, tout se paie au comptant. Chez nous, Monsieur crédit est mort il y a longtemps, comme nous le rappelle quelques fois des petites pancartes sur les portes d’entrée des boutiques.
Tout le monde se lamente du prix des transports en commun, tout le monde grogne sur les tripatouillages des crédits téléphoniques, tout le monde se plaint des multiples structures et départements techniques sans pouvoirs précis, etc. …
Mais dans cette cacophonie ambiante, il vous est difficile de trouver des gens pour dire à nos responsables de prendre la mesure des coûts que cela entraine pour les contribuables que nous sommes dans la vie de tous les jours.. On aurait aimé voir la constitution d’une commission parlementaire pour faire des propositions concrètes à nos multiples sociétés d’état et autres agences. Mais nous sommes toujours dans l’expectative Tout cela est devenu une habitude et comme disent les gaulois l’habitude est une seconde nature.
Nous ne le répéterons jamais assez, nous devons essayer, même si cela heurte notre manière de penser, d’intégrer le monde dans lequel nous vivons dans notre subconscient. Si on dit que chaque communauté est porteuse d’exigences spécifiques qui dépendent de leurs systèmes sociaux et de leurs représentations culturelles, il n’en demeure pas moins que le monde actuel ne se développe pas envase clos.
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication donnent l’opportunité aux dirigeants éclairés la possibilité d’ancrer leur pays dans les réalités du moment. La nature virtuelle de ces technologies poussent les gens à projeter encore plus leur vision du monde en devenir.
Il s’agit de faire en sorte que notre pays puisse jouer un rôle clé dans cette dynamique. Plus largement, cela devrait nous obliger à repenser les missions qui doivent revenir à nos différentes structures et pouvoir cadrer les responsabilités des uns et des autres. C’est un choix que nous devons imprimer dans un processus et qui tiennent compte dans une certaine mesure aux rapports de forces actuelles dans le monde.
Les pénuries à répétition depuis des décennies nous montrent que nous sommes loin d’avoir pris le chemin de l’excellence dans la gouvernance de l’économie. C’est c que l’on appelle la navigation à vue, pour ne pas dire l’art de l’improvisation.
Mmagaza
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