« Yeka wuhimisa ndrongowo kozo hamba kweli ketso tsongeza wowasaya wa kiri… » Comme le chante si bien Boul, il ne suffit pas d’avoir raison ou d’être dans son droit pour avoir gain de cause. Dans les iles de la lune nous avons vécu des situations ou d’évènements qui nous rappellent étrangement cette chanson qui a été primé en son temps.
Et quelqu’un a dit: « qu’il n’est aucun problème humain qui ne puisse trouver de solution, puisque cette solution existe en nous. Mais, la trouver, la dégager, l’appliquer, exige un effort d’une intensité et d’une fécondité particulière, puisqu’il s’agit d’un effort de conscience ».
Alors que l’on s’achemine inexorablement vers des nouvelles échéances électorales, période propice à toutes les alliances contre nature et de toutes les folies en matière de fausses promesses, ajouteront les mauvaises langues, le pays ne va plus savoir où donner de la tête.
Chacun va attendre les faux pas de l’autre pour l’accabler. C’est devenu presque un sport national sous les cocotiers. Pendant ce temps, le microcosme politique, fidèle à lui-même, se rassemble en se divisant comme à son habitude. N’avons-nous pas le plus grand nombre de politiciens au m2 de surface utile disponible ?
Nous entendons souvent dire que les Comores n’ont jamais eu de chance et patati et patata ! Or nous savons tous que la chance, il faut la saisir quand elle se présente. Malheureusement, l’on constate que les gens se contentent de saisir des opportunités liées seulement à des situations personnelles et le pays se retrouve toujours à la croisée des chemins.
Le bon peuple veut toucher du concret. La pauvreté n’est plus le concept abstrait des rapports des honorables institutions internationales. Cette pauvreté qui ne veut pas dire son nom dans les îles de la lune s’infiltre insidieusement sous les portes de nos villes et villages et cassent les structures familiales même les plus solides, jusqu’aux classes moyennes qui étaient plus au moins épargnées. Et c’est elle qui conditionne les comportements des uns et des autres et bouscule les idées généreuses de solidarité et d’entente que l’on croyait éternelles sans les cœurs de nos communautés.
Nos candidats doivent mesurer l’ampleur de la tâche et éviter de créer des attentes hors de leur portée. Mais c’est de bonne guerre, en pareilles circonstances de promettre monts et merveilles. Il n’en demeure pas moins qu’il faut jouer la carte du réalisme et parler un langage de vérité. Plus tard, les électeurs vous sauront gré de cette franchise. Mais si votre objectif est de jouer à l’illusionniste de passage, sachez que la politique est un système de vases communicantes. Elle saura vous rattraper un jour. Et là, vous devez jouer votre numéro en pleine lumière. Même si l’on dit que ‘’nkalizi mwinyi mali’’.
Mmagaza
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